Alors que la France s’apprête à vivre une nouvelle vague de chaleur, le gouvernement a décidé d’agir pour mieux protéger les travailleurs. Dès le 1er juillet, les employeurs auront l’obligation de se soumettre à de nouvelles règles.
Un printemps extrêmement chaud
Le printemps 2025 compte parmi les plus chauds jamais enregistrés en France, avec un important déficit de pluie. Ce mercredi 11 juin, les températures pourraient même avoisiner les 40 degrés dans le Sud-Ouest ; un phénomène amené à se reproduire de manière toujours plus récurrente, puisqu’il s’agit d’une conséquence directe du réchauffement climatique.
« Les dangers pour la santé des salariés sont amenés à croître en raison du dérèglement climatique et de la fréquence renforcée de des chaleurs, y compris sur des territoires jusqu’ici épargnés », indique Astrid Panosyan-Bouvet, ministre chargée du Travail et de l’Emploi. En conséquence, le gouvernement vient de passer un nouveau décret visant à protéger les travailleurs face aux risques liés à la chaleur.
Quelles nouvelles mesures ?
Désormais, le risque « chaleur » doit être explicitement évalué dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), et ce dès le seuil jaune du dispositif de vigilance Météo-France. Cette évaluation doit se traduire par des mesures concrètes : aménagement des horaires pour éviter les pics thermiques, suspension des tâches pénibles aux heures les plus chaudes, ou encore multiplication des pauses.
Les employeurs devront également adapter les postes de travail pour limiter l’exposition à la chaleur, par exemple en installant des systèmes de ventilation ou de brumisation. L’accès à l’eau potable fraîche sera renforcé, avec un minimum de trois litres par jour et par personne en l’absence d’eau courante. Des équipements adaptés, comme des vêtements légers, des couvre-chefs et des lunettes, devront être fournis, notamment pour le personnel évoluant en extérieur. De même, une attention particulière devra être portée aux travailleurs vulnérables, à l’instar des femmes enceintes.
Enfin, une formation obligatoire sur les signes de coup de chaleur et les gestes à adopter devra être instaurée, en plus de protocoles de secours. Ces obligations concernent aussi les travailleurs indépendants, y compris dans l’agriculture, et devront être intégrées aux plans de prévention sectoriels, d’autant plus dans le BTP et les filières agricoles.

Agir face au réchauffement climatique
« Face à l’intensification des épisodes de chaleur, il était indispensable d’agir. En responsabilisant davantage les employeurs et en outillant l’inspection du travail, nous renforçons concrètement la prévention pour protéger les salariés, en particulier les plus exposés. Assurer la santé et la sécurité au travail est une priorité pour le gouvernement », assure Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles.
En cas de manquement, l’inspection du travail pourra mettre en demeure l’employeur pour établir des mesures de prévention, et le sanctionner pour le non-respect de ses obligations. Un décret bienvenu, l’été s’annonçant particulièrement chaud.
Et surtout, n’oubliez pas tous les bons gestes à adopter en cas de canicule.
- Le gouvernement passe un nouveau décret pour protéger les travailleurs en cas de fortes chaleurs.
- Il entrera en vigueur dès le 1er juillet.
- Il imposera aux employeurs plusieurs mesures pour permettre aux employés de faire face à la hausse des températures.
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