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Travail : qu’est-ce que le “loud quitting”, ces démissions qui font scandale ?

Une nouvelle tendance émerge au sein des entreprises.

  • Le “loud quitting” est un nouveau phénomène qui inquiète les entreprises
  • Ce concept repose sur une démission bruyante d’un salarié, ou quand le mal-être au travail est connu de tous
  • Pour éviter ces désagréments, les managers doivent revoir leur façon de procéder

Pendant des mois, de nombreux articles de presse ont évoqué l’étonnant concept de “Quiet quitting” ou quand un salarié fait son travail à minima au lieu de démissionner. Un nouvelle tendance apparaît si l’on en croit une recherche de l’institut Gallup menée auprès de 120 000 salariés à travers le monde : le “loud quitting” ou la démission bruyante.

Pour définir cette notion brièvement, il s’agit de travailleurs qui n’ont plus envie de rester au sein d’une entreprise. Loin de parti en catimini, ils le font bruyamment savoir auprès de leurs collègues en interne et n’hésitent pas à ternir la réputation de leur employeur sur les réseaux sociaux une fois parti, et notamment sur LinkedIn. Le sondage a ainsi repéré que 18 % des départs actuels rentreraient dans cette catégorie du “loud quitting”.

Un mal-être au travail

Comme le souligne Gallup, cette tendance est très néfaste pour les sociétés concernées. En effet, le mécontentement de ces travailleurs peut rejaillir négativement sur leurs collègues et leur saper le moral. De même, leurs publications en ligne peuvent démotiver certaines candidatures extérieures, ce qui peut s’avérer très délicat à moyen et long terme.

Le rapport estime ainsi que le désengagement sur le lieu de travail a un énorme coût pour l’économie mondiale et s’élève à 8800 milliards de dollars par an.

Parmi les causes identifiées du “loud quitting”, on retrouve une perte de confiance entre les employés et leurs dirigeants. Il peut aussi s’agir d’une inadaptation du salarié à son poste actuel. Mais les analystes estiment que 70 % de l’engagement d’une équipe est imputable au manager.

Et Gallup ne mâche d’ailleurs pas ses mots estimant qu’une mauvaise gestion d’entreprise fait à la fois perdre des clients et gâche la vie des collaborateurs. Le rapport ajoute « qu’avoir un travail que l’on déteste est pire que d’être au chômage ».

Face aux risques, les dirigeants doivent donc faire en sorte que leurs employés trouvent du sens dans leur travail et en soient fier. Les salariés disent également souhaiter pouvoir parler librement à leurs supérieurs sans risque de représailles et disposer de plus d’autonomie pour laisser parler leur créativité.

Connaissiez-vous le “loud quitting”, et ce concept vous paraît-il intéressant pour décrire le monde du travail actuel ? Dites-le-nous dans les commentaires.

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7 commentaires
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  1. Après les Révoltés du Bounty, ceux du Cloud. Tout capitaine est ou devrait être tenu responsable, et d’une mutinerie, et d’une révolte … et d’un loud/quiet quitting. On peut se demander par ailleurs si nombre de dirigeants ne sont pas nommés davantage sur leur savoir-faire que sur leur savoir-être, les deux étant requis bien entendu.

    Mais si tout capitaine est responsable est-il coupable pour autant ? Peut-être peut-on envisager, du moins dans certains secteurs d’activité, un mauvais climat global lié à deux composantes : un désintérêt pour la tâche, des tâches trop exigeantes et à la clé un salarié qui préfère anticiper le burn-out plutôt que de se laisser s’y engouffrer.

    Mais alors, pourquoi claquer la porte de façon bruyante (“loud”) plutôt que discrète (“quiet”) ? Parce que l’époque n’est plus à souffrir en silence, parce que quitter peut induire un sentiment de culpabilité et qu’il s’agit alors de s’en débarrasser en transférant — à juste titre ou pas — la responsabilité sur toute personne, élément, environnement plutôt que de l’endurer sans mot sire ?

    On évoque souvent et à juste titre les conditions de travail de l’ouvrier (au sens large) et peut-être fait-on trop souvent l’impasse sur l’environnement professionnel des cadres. Le salaire est une composante parmi d’autres, pad davantage qu’une composante.

  2. Personnellement depuis le début de ma carrière professionnelle a 15 ans jusqu’à maintenant (31 ans), c’est ce que je fais avec tous les employeurs , qui font le plus pour donner le moins au salarié, j’ai essayé de toujours mettre le bordel avant de partir (contacter afsca , contrôle du travail au noir , syndicat , etc).
    Je ne l’ai jamais regretté .

  3. Les “Quitting” qu’ils soient calme ou bruyant traduisent un mal-être et l’attitude adoptée dépend sans doute de la personnalité de chacun. D’une nature calme, et frustrée par un manque de confiance de mon N+1 je me suis désengagée en faisant le minimum. Ça a provoqué un entretien avec mon sup avec seance de “baume-carotte-baton” pour revenir à un comportement adéquat pour “le bien du service” = + de temps au bureau, alors qu’on m’y confinait dans les tâches subalternes, fini le télétravail, adieu à certaines primes, et, cerise sur le gâteau, ultimatum à peine voilé sur mon avenir dans l’équipe. Finalement, encore plus énervée que frustrée j’en suis à dire partout autour de moi que l’ambiance d’équipe est pourrie et le manager est nul. Mon job est devenu purement alimentaire, la confiance s’est encore plus dégradée. Je regarde ailleurs (et je l’ai fait savoir) et il se peut qu’il y ait de la casse en partant. Il faut savoir tourner la page plutôt que s’obstiner !

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