Uber vient de faire une annonce étonnante dans un communiqué de presse. La société de VTC et de livraison de repas s’associe à Tokyo Smoke, une chaîne canadienne de “coffeeshops” ces magasins qui permettent d’acheter dans certains pays de la marijuana en toute légalité.
En tout, Tokyo Smoke détient 50 magasins dans l’Ontario. Uber annonce ainsi qu’il sera bientôt possible de commander du cannabis directement depuis son application. Concrètement, il faudra quand même montrer patte blanche. Les clients intéressés doivent notamment prouver qu’ils ont l’âge légal au moment de récupérer leur commande.
Uber ose la vente de cannabis via son app Uber Eats
Mais le parcours général ressemble à ce que Uber Eats a mis en place : on choisit, et, comme le souligne Uber, “la commande est préparée dans l’heure” pour être récupérée dans un coffeeshop le plus rapidement possible. Pour défendre ce nouveau service, Uber affirme que ces achats légaux et encadrés via son app peuvent permettre de “lutter contre le marché illégal clandestin”.
A en croire Uber, “plus de 40% des ventes non médicales [de cannabis] à l’échelle du pays” se font sur le marché noir. Un comble pour un pays qui a fait le choix de la légalisation. Néanmoins, même sans l’intervention d’Uber Eats, le recours des consommateurs de cannabis à des petits dealers a fortement chuté.
Début 2018, l’achat illégal de cannabis représentait 51,3% des ventes selon une statistique reprise par 7 sur 7. Contre seulement 35,4% fin 2020. Bien évidemment, la livraison de cannabis par des chauffeurs et coursiers Uber reste impossible en France, où l’achat, la possession, consommation et vente de cannabis reste totalement illégale et passible de prison.
Uber n’a par ailleurs rien dit des autres marchés dans lesquels il opère où la vente et la consommation de cannabis est soit 100% légale, soit tolérée. Ainsi, les clients d’Uber dans une majeure partie des Etats-Unis, ou plus près de nous en Europe aux Pays-Bas, n’ont pas encore droit à ce service – et il n’est pas question que cela évolue pour le moment.
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D’ailleurs, dans la plupart des pays dans lesquels le cannabis récréatif a été légalisé ou dépénalisé, il reste strictement interdit de le vendre par correspondance. Ce qui semble faire du Canada, pour Uber, un endroit unique en son genre pour expérimenter cette prestation.
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Alors non, Uber propose de commander du cannabis via son appli. Il faut ensuite aller le chercher dans un dispensaire Tokyo Smoke.