Uber n’a plus le droit de tester de véhicules autonomes en Arizona

Quelques jours après l’accident mortel qui a eu lieu entre une voiture autonome de chez Uber et une piétonne, les autorités de l’État d’Arizona ont décidé de retirer l’autorisation accordée à Uber pour tester ses véhicules autonomes.

accident mortel impliquant une voiture autonome d'Uber

C’est une annonce qui n’est pas vraiment surprenante, mais elle devrait tout de même sérieusement compliquer l’avenir d’Uber dans l’Arizona. Après l’accident mortel qui a coûté la vie à une piétonne le 18 mars dernier, l’entreprise avait déjà suspendu son programme de tests de voitures autonomes. La sanction est désormais tombée, c’est l’État d’Arizona lui-même qui l’a annoncé.

Une interdiction officielle

« J’ai trouvé cette vidéo choquante et inquiétante, et elle soulève de nombreuses questions quant à la capacité d’Uber à continuer les tests » a donc expliqué Douglas Dulecey, le gouverneur d’Arizona. C’est pour cette raison qu’il a décidé de suspendre « l’autorisation d’Uber de tester et d’opérer des véhicules autonomes sur les routes d’Arizona« . Uber ne semble pas avoir commenté cette décision pour l’instant mais l’entreprise affirme continuer à contribuer à l’enquête.

Il est intéressant de voir les postures très différentes des différents concurrents après l’accident fatal. Si certains ont arrêté, ils sont encore largement minoritaires. Waymo et General Motors qui sont deux des acteurs majeurs ont ainsi décidé de continuer leurs essais pour l’instant. Du côté de Waymo, on a même eu le droit à une déclaration tonitruante sur la supériorité technologique de son IA. Même chose pour Ford qui vient de commencer il y a peu ses tests du côté de Miami.

En revanche, d’autres ont pour l’instant fait le choix de suspendre les tests ou ont aussi été forcés de le faire. C’est le cas de nuTonomy qui a du stopper ses essais à la demande des autorités de Boston. Enfin, le géant Toyota, qui discutait justement avec Uber, pour un partage de technologies a préféré suspendre ses tests mais pour une raison morale. « Nous pensons que l’incident peut avoir un effet émotionnel sur nos pilotes d’essai » a ainsi expliqué le Toyota Research Institute. Volvo et Daimler qui se trouvent dans des situations similaires préfèrent ne pas s’avancer pour l’instant.


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