C’est un coup de massue assez inattendu pour les collaborateurs concernés. Comme l’ont appris Les Échos, Free vient de lancer une nouvelle charte qui limite le télétravail pour ses salariés. Une décision qui suscite la colère de deux des trois syndicats représentatifs de l’entreprise, pointent nos confrères.
Gros recul sur le télétravail
Remontées, ces organisations ont même déposé un préavis de grève à partir du 1er juillet pour demander le retrait immédiat de la charte. La plupart des entités du groupe sont concernées par ce mouvement social, même si la direction promet qu’il n’y aura pas d’impact pour les abonnés.
Concrètement, le nouveau texte réduit le nombre de jours autorisés en télétravail de 8 à 6 jours par mois au maximum, tandis qu’il interdit aux employés de faire deux jours de travail à distance d’affilés, et que le télétravail le vendredi est limité à deux jours par mois.
De quoi clairement déplaire aux deux syndicats. Cités par le journal économique, ils déplorent : « Malgré les alertes des représentants du personnel, les échanges en instances et les multiples interpellations, la direction reste sourde aux revendications .Cette situation est d’autant plus préoccupante que l’Inspection du travail a émis des réserves sérieuses sur la légalité de plusieurs dispositions de cette charte. »
De son côté, la direction de Free explique que la charte ne concerne que 15 % de ses équipes dont le métier permet de télétravailler sur un total de 12 000 personnes. Il s’agirait donc d’une mesure d’équité vis-à-vis de tous ceux qui ne peuvent pas télétravailler, d’après le quotidien.
Signalons enfin que les syndicats redoutent que ce recul ne serve à accentuer la pression sur les employés pour « faire tomber les fruits les plus mûrs », selon un délégué syndical, l’idée serait de faire partir du monde en vue des doublons qui pourraient apparaître en cas de rachat de SFR.
La Société Générale réduit également le télétravail
Pour rappel, la Société Générale a créé la surprise la semaine dernière en annonçant un retour obligatoire au bureau quatre jours par semaine pour ses salariés. Cette décision, prise sans concertation préalable, vise selon la direction à harmoniser les pratiques et à renforcer la cohésion interne.
Mais elle suscite une vive opposition syndicale et un malaise profond au sein des équipes. Les représentants de salariés dénoncent un passage en force, et pointent l’impact sur l’équilibre personnel des collaborateurs. La mesure s’inscrit dans une tendance plus large du secteur bancaire, où d’autres grands groupes limitent aussi le télétravail, notamment à Wall Street. Plus d’informations à ce sujet dans notre précédent article ici.
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