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Fintech

Un quart des agences de la banque ING ne rouvriront pas

La pandémie a accéléré la numérisation des banques. Les agences coûtent cher et sont de moins en moins visitées.

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ING Banque
© ING

Vendredi, ING a confirmé une rumeur qui circulait depuis plusieurs semaines : la crise sanitaire aura coûté plus de 40 agences à la banque de détail. Ces locaux ne rouvriront pas leurs portes, et viendront s’ajouter à la liste de plus en plus longue d’agences et de points de services où ING opérait encore en 2010. Il y a dix ans, plus de 280 bureaux existaient, et 500 points de services venaient compléter le réseau dans des centres commerciaux notamment.

40 agences soit un quart des 170 bureaux restants vont cesser leur activité. La banque ING expliquait dans un communiqué que la crise avait « accéléré le processus de numérisation ». Les médias locaux rapportaient qu’il était encore impossible de savoir quelles étaient les agences concernées. Il s’agira certainement des bureaux les moins visités par les clients, qui sont eux aussi de moins en moins nombreux à venir en agence.

« Deux à trois clients par heure »

Forcément, la période n’est pas révélatrice d’une situation normale. Mais ING en a déjà dressé des conclusions : les clients seront de moins en moins nombreux à venir en agence alors qu’ils peuvent réaliser l’ensemble de leurs tâches directement depuis l’application et demander de l’aide à un conseiller en passant par le support client.

Dans un communiqué, le PDG d’ING Pays-Bas Ruud van Dusschoten expliquait qu’il y a « des bureaux qui comptent désormais en moyenne de deux à trois clients par heure », avant d’ajouter que « nous avons numérisé un certain nombre de processus pour lesquels des clients venaient auparavant au bureau. Cela signifie que moins de clients visitent nos bureaux. En fin de compte, il ne reste plus assez de visiteurs pour garder un bureau local ouvert ».

En revanche, la banque se veut rassurante auprès de la masse salariale. Elle affirme que certains pourront continuer à travailler avec ING en se formant sur un nouveau poste. L’établissement semble tout de même oublier que déjà plus de 150 employés seraient affiliés à ces 40 agences fermées, et que la fermeture d’autres locaux devrait continuer ces prochaines années pour les 128 agences restantes.

Quel avenir pour les réseaux physiques ?

On constate une réelle accélération du processus de numérisation des banques en 2020, et la concurrence des banques en ligne et des néo-banques ne vient pas aider les banques traditionnelles à vouloir au plus vite démarrer leur virage technologique. Néanmoins, d’autres établissements font le choix de parier sur le réseau physique, à l’image de la banque Nickel.

Appartenant à BNP Paribas, le réseau bancaire alternatif a choisi de travailler avec les buralistes français (et bientôt espagnols et italiens) pour pouvoir s’appuyer sur un réseau physique. Les avantages sont nombreux. Bien sûr, l’image de banque de proximité n’est pas vraiment retrouvée, car la banque Nickel ne possède pas de conseillers. Mais les buralistes peuvent ainsi permettre aux clients de déposer des chèques et du liquide, ce qui est bien évidemment impossible avec une néo-banque.

Terminons sur une autre solution envisagée par le réseau des Caisses d’Épargne Bretagne Pays de la Loire (CEPBL), dans laquelle le personnel classique des agences serait remplacé par des banquiers « indépendants ». La caisse régionale affiliée à la Banque populaire souhaiterait solliciter des indépendants pour devenir mandataires exclusifs de la banque.

La nouvelle organisation passerait par des experts qui supporteraient une partie des charges (frais de personnel et d’agence) en l’échange de commission sur les produits bancaires vendus. Elle s’inspirerait d’un modèle courant en Belgique, et remplacerait ainsi le réseau classique par des agences bancaires franchisées. Une solution que l’établissement bancaire compte encore pouvoir valider auprès de l’ACPR.

1 commentaire

1 Commentaire

  1. Eric

    14 juillet 2020 at 18 h 04 min

    Au canada cela doit faire 10 ans que les banques permettent de prendre une photo des chèques via l’application de la banque pour les encaisser.. Les neos banques ont le moyen de le faire pourquoi pas en France ?

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