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“Un tournant dans l’histoire de l’aviation” : voici le récit incroyable du crash d’un Airbus piloté par… un enfant

Le 23 mars 1994, un Airbus A310 s’écrasait en Sibérie. L’enquête a révélé que le crash a été provoqué par un enfant, aux commandes de l’avion.

Cette nuit-là, rien ne laissait présager une telle tragédie. Le vol Aeroflot 593 reliant Moscou à Hong Kong se déroulait dans des conditions optimales : météo clémente, appareil récent et en parfait état, équipage chevronné. Le commandant Andreï Viktorovitch Danilov, 40 ans, totalisait plus de 9 500 heures de vol, tandis que son copilote Igor Vassilievitch Piskariov, 33 ans, en comptait 6 000. Ce trajet s’annonçait donc comme un vol de routine. Et pourtant…

Alors que l’avion survole la Sibérie en pilotage automatique, le copilote Piskariov prend une décision qui s’avérera fatale : il invite ses deux enfants dans le cockpit. Une pratique courante et autorisée, particulièrement lors des vols long-courriers. Sa fille Iana, 12 ans, s’installe brièvement aux commandes, suivie de son frère Eldar, 15 ans.

C’est là que le drame se dessine. L’adolescent, probablement fasciné par les commandes de vol, exerce une pression suffisante sur le manche pour désactiver partiellement le pilote automatique. Un voyant s’allume sur le tableau de bord, mais aucune alarme sonore ne retentit. Les pilotes, dans un premier temps, ne remarquent rien d’anormal.

La spirale infernale

L’appareil commence alors une lente inclinaison vers la droite. Lorsque l’équipage réalise enfin la situation, l’angle atteint déjà 45 degrés – bien au-delà des limites de sécurité. La force centrifuge, devenue trop importante, cloue littéralement l’adolescent à son siège. “Eldar, lève-toi… Descends Eldar, tu vois le danger ?”, s’écrie son père, impuissant.

S’ensuit une cascade d’événements catastrophiques. Le pilote automatique, partiellement engagé, tente de maintenir l’altitude en augmentant la puissance des moteurs, pendant que les pilotes essaient désespérément de reprendre le contrôle manuel. Ces commandes contradictoires transforment l’Airbus en monstre incontrôlable. L’appareil se cabre, remonte presque à la verticale, puis part en vrille. Les passagers subissent alternativement des forces d’écrasement et des moments d’apesanteur.

En seulement quatre minutes, l’avion plonge de 10 000 mètres. Il s’écrase finalement dans les montagnes d’Alataou de Kouznetsk à 260 km/h, tuant instantanément les 75 personnes à bord. Les secours, ralentis par la neige et le relief accidenté, ne parviennent sur place que deux heures et demie plus tard, pour ne découvrir que des débris en flammes.

L’enquête révélera une cruelle ironie : pour sauver l’appareil, il aurait suffi de lâcher les commandes. L’Airbus A310 était en effet équipé d’un système anti-décrochage automatique. Mais les pilotes, jamais formés à une telle situation, ont aggravé la situation en tentant de redresser manuellement l’avion.

Cette tragédie a conduit à des changements majeurs dans l’aviation civile. La formation des pilotes concernant la gestion du pilote automatique a été renforcée, et la réglementation sur la présence de personnes tierces dans le cockpit a été considérablement durcie.

  • Le 23 mars 1994, un Airbus A310 d’Aeroflot s’écrase en Sibérie, tuant 75 personnes
  • L’accident est causé par un adolescent de 15 ans aux commandes qui désactive accidentellement le pilote automatique
  • Cette tragédie a conduit à un renforcement majeur des règles de sécurité dans les cockpits

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1 commentaire
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  1. Quatre minutes d’enfer.
    Dans la rubrique des drames aériens, la chaîne YouTube ‘TheFlightChannel’, www(.)youtube(.)com/c/theflightchannel

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