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“Une borne tous les 60 kilomètres” : ce que veut l’UE dans 2 ans

Les députés européens se sont accordés sur l’installation de stations de recharges pour les véhicules électriques.

  • Des stations de recharges pour voitures électriques seront installés tous les 60 km en Europe
  • L’idée est d’accompagner la décarbonation des véhicules dans la foulée de l’interdiction de la vente de véhicules thermiques à partir de 2035
  • Le projet est critiqué par les constructeurs qui le jugent trop peu ambitieux

Un accord important vient d’être trouvé au sein de l’Union européenne. Les négociateurs du Parlement et des États membres viennent de signer un deal concernant le infrastructures de recharges.

Concrètement, les voitures électriques pourront être rechargées tous les 60 kilomètres sur les principaux axes routiers du vieux continent d’ici 2025. Les stations installées devront avoir une capacité d’au moins 400 kW, et cette dernière sera portée à 600 kW d’ici 2028. L’idée est la même concernant les camions et les bus, mais cette fois les stations seront installées tous les 120 km avec des capacités allant de 1400 à 2800 kW.

Un projet insuffisant ?

Cette bonne nouvelle n’arrive pas seule pour les consommateurs européens. En effet, l’UE veut simplifier les paiements. Les cartes et dispositifs sans contacts pourront être utilisés dans les stations, tandis que le prix par kilowattheure, par minute/session ou par kilogramme devra être clairement mentionné, le tout dans un démarche plus transparente.

La Commission s’est logiquement félicitée de cet accord : « En fixant des objectifs contraignants d’infrastructures de recharge à travers l’Union européenne, la réglementation mettra fin aux inquiétudes des consommateurs à propos de la difficulté de recharger son véhicule ».

Mais ce n’est pas le cas de l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea) qui juge le projet trop limité. Cité par Les Échos, ce lobby précise : « Le compromis trouvé entre États membres et Parlement atterrit bien en deçà de ce qui serait nécessaire pour accompagner les objectifs de baisse des émissions de CO2 du mix produit des constructeurs automobiles, estime la fédération professionnelle. »

Il conclut : « Le manque d’infrastructure continuera par conséquent de limiter la décarbonation de notre secteur. »

La France est plus ambitieuse

Quoi qu’il en soit, et selon la plupart des observateurs, le projet représente un progrès. Il y a en effet urgence à agir pour offrir des solution viables aux automobilistes qui ne pourront plus acheter de voitures thermiques à partir de 2035. Dans les sondages, le manque d’infrastructures de recharge est souvent cité comme un frein par les clients de voitures électriques.

De son côté, la France s’est fixé un objectif encore plus ambitieux dans ce domaine : un ratio d’une borne pour 10 véhicules électriques, soit 100 000 bornes, d’après nos confrères.

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3 commentaires
3 commentaires
  1. Et une centrale nucléaire tous les 50. A un moment donné va falloir se poser la question de l’alimentation de ces voitures quand le parc aura basculé en full électrique.

  2. On les renouvelle tous les combien de temps ces bornes ? Elles sont inclues dans le bilan carbone du passage à l’électrique ?
    Parce que là sur toute l’Europe on est parti pour 1 millions de bornes au bas mot…
    avec leur câbles souterrains qui vont avec… Ya du bizz dans l’air !

Les commentaires sont fermés.