À l’approche des fêtes de fin d’année, les dépenses de nombreux Français augmentent. Pour y faire face, certains se tournent vers une solution méconnue, mais légale : l’acompte sur salaire. Cette évolution est notamment à mettre en lien avec une stagnation salariale et un pouvoir d’achat en berne, tandis que de nombreux clients font tout pour éviter de se retrouver à découvert. Explications.
Dans une nouvelle étude récemment publiée, la société Rosaly, qui propose aux entreprises une solution d’acompte sur salaire automatisé, a notamment pu constater que 14 % des sondés avouent être à découvert entre une à deux fois par an, 15 % entre trois à cinq fois par an, et 19 % pratiquement tous les mois.
Ces tensions fréquentes de trésorerie sont une bombe à retardement qui peut pousser certains Français dans des situations de surendettement. Dans certains cas aussi, les établissements bancaires vont refuser le découvert et il faut bien trouver une solution. 41 % des Français vont alors se tourner vers une proche. 39 % privilégient l’acompte sur salaire, et 8 % l’avance sur salaire.
Une solution pour éviter les découverts bancaires
Et justement, selon Rosaly, « 35% des salariés (moyenne par entreprise) demandent au moins un acompte chaque mois, contre 28% en 2024, soit 7 points de plus en un an et 25% de hausse relative du nombre de salariés concernés »
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Les demandes d'acompte sur le salaire ont augmenté de +66% en un an pic.twitter.com/bttMo8pBqZ
— BFMTV (@BFMTV) November 25, 2025
La fréquence moyenne par salarié est ainsi passée de 3 demandes mensuelles en 2024 à 5 en 2025, ce qui représente une augmentation de 66,7 %. Cela dit, le montant moyen sur acompte reste stable autour de 500 euros.
De manière logique, compte tenu de l’activité de son entreprise, Arbia Smiti, fondatrice de Rosaly, plaide en faveur de l’acompte sur salaire, d’autant qu’un mauvais coup se prépare pour 2026 :
Le 20 novembre 2026, les découverts entrent dans un cadre plus strict (vérification de solvabilité, infos renforcées…). Cela va encadrer l’octroi, mais sans augmenter automatiquement les taux ou les frais. Dans tous les cas, il existe une solution pratique et encadrée : l’acompte sur salaire offre une alternative immédiate au découvert bancaire lorsque les fins de mois se tendent. En donnant la possibilité d’avancer une part du salaire déjà gagné, l’acompte sur salaire aide concrètement à éviter le passage dans le rouge.
Interrogé par BFM TV, Alexandre, un salarié qui demande un acompte de paiement deux à trois fois par an, commente ainsi : « C’est sur des moments où j’ai besoin d’argent plus tôt où ça me permet de réajuster pour éviter un découvert en fin de mois. On arrive sur les achats de Noël et le Black Friday et j’ai pu faire des achats plus tôt sur le salaire qui arrivera plus tard ».
De votre côté, demandez-vous régulièrement des acomptes à votre employeur pour faire face aux dépenses ? Dites-le-nous dans les commentaires.
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