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Une mine d’or : le potentiel énergétique de l’océan est sous-estimé

Une récente étude s’est penchée sur le potentiel de l’énergie houlomotrice en Europe.

  • La Grande-Bretagne, l’Irlande et le Portugal disposent de 70 GW de ressources énergétiques océaniques
  • Ce potentiel est globalement sous-estimé
  • De quoi encore mieux diversifier le mix énergétique

Assez méconnues du grand public, les énergies houlomotrice et marémotrice représentent un gisement d’énergie inattendu. C’est en tout cas ce que l’on peut conclure d’une étude menée par le projet paneuropéen EVOLVE qui regroupe des scientifiques et des professionnels.

Concrètement, les experts estiment que la Grande-Bretagne, l’Irlande, et le Portugal disposent à eux trois d’un potentiel de 70 GW de ressources énergétiques océaniques. Pour contextualiser cette information, il faut savoir que la puissance installée du parc de production d’électricité en France métropolitaine était de 136,2 GW en 2020, selon Réseau de transport d’électricité (RTE).

Un potentiel gigantesque

Dans le détail, les analystes évaluent les ressources énergétiques océaniques de la Grande-Bretagne à 34,8 GW, celles de l’Irlande à 18,8, et 15,5 GW au Portugal. Autre élément à prendre en compte : installer 10 GW d’énergie océanique ferait économiser plus d’un milliard d’euro par an en coût de répartition du système électrique britannique, ce qui est tout sauf négligeable.

Citée par renews.biz, Shona Pennock, directeur technique d’EVOLVE, souligne d’ailleurs : « La principale conclusion du projet EVOLVE est que l’intégration d’une plus grande proportion d’énergie marine dans notre futur système électrique se traduit systématiquement par une plus grande répartition des énergies renouvelables, pour une même disponibilité totale d’énergie renouvelable, en raison de la compensation des vagues et des marées par la production d’énergie éolienne et solaire. »

Elle ajoute : « La possibilité de répartir davantage d’énergies renouvelables entraîne également une réduction de la répartition des combustibles fossiles et des centrales de pointe, et donc une diminution des coûts totaux de répartition et des émissions de carbone. »

L’éolien offshore aiguise les convoitises

Outre ce potentiel gigantesque, nous avons assisté ces dernières années à une explosion des projets d’éoliennes offshore. Par exemple, nous vous parlions l’an dernier de ce chantier titanesque à Fécamp. Les 72 fondations gravitaires de 5000 tonnes du parc éolien offshore sont désormais terminées. Le coût des travaux est estimé à 2 milliards d’euros, tandis que cette installation pourrait permettre à terme de couvrir les besoins en électricité de 770 000 personnes dans la région normande.

Le parc de Saint-Nazaire, une fois les 60 éoliennes installées et raccordées au réseau devrait quant à lui alimenter en électricité jusqu’à 700 000 habitants, soit la moitié de la population de la Loire-Atlantique où il est installé. Vous pouvez d’ailleurs relire notre article très complet sur le sujet ici.

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1 commentaire
1 commentaire
  1. ça fait au moins 20 ans que j’ai lu dans science et vie les premiers essais d’une centrale à houle… L’usine marée motrice de la Rance est presqu’aussi vieille que moi et même les essais (certes ratés) des hydroliennes ont quelques années.

    Bon la centrale n’est pas trop reproductible, pour preuve, il n’y en a pas d’autres en service il me semble alors que le principe remonte au moins au moyen âge (moulins à Marée dans le Golfe du Morbihan – Pen Castel par exemple -et ailleurs sur la côte atlantique). Et les hydroliennes ont l’énorme avantage de fonctionner en continue ou 4 fois par jour hors période d’étale quand les éoliennes ne tournent finalement pas très souvent en production… Et d’être invisible dans le paysage !

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