Hyundai vient d’annoncer l’arrivée d’une nouvelle voiture électrique. La marque coréenne a déjà placé ces pions sur ce nouveau marché avec des modèles haut de gamme comme la IONIQ 5, mais elle veut s’adapter à une demande de plus en plus précise.
La firme souhaite notamment conquérir le marché des voitures électriques d’entrée de gamme, ces modèles qui sont aujourd’hui dominés dans le monde des SUV par la Dacia Spring notamment. Il faut dire que les ambitions d’Hyundai en matière de voiture électrique sont très grands. La marque ne s’en cache pas, elle veut devenir l’un des trois premiers fabricants de véhicules verts d’ici à 2030.
Pour y arriver, l’ensemble du groupe Hyundai (qui compte aussi sur Kia), prévoit de vendre 3,6 millions de voitures d’ici à la fin de la décennie. En plus des IONIQ 5 et 6 qui sont aujourd’hui les deux fers de lance principaux de la marque, Hyundai vient de lancer la IONIQ 2.
Cette nouvelle version du SUV électrique a été annoncée par Andreas-Christoph Hofmann, le vice-président de la marque en charge du marketing sur le marché européen. La IONIQ 2 est pensée pour répondre directement au concept-car ID2.all de Volkswagen dont la présentation complète devrait être faite au début de l’année prochaine.
20 000 euros pour 500 kilomètres d’autonomie ?
Afin de séduire le marché européen, Hyundai le sait, la marque doit se positionner sur des voitures d’entrée de gamme. Avec la IONIQ 2, la firme espère vendre une voiture autour des 20 000 euros. Pour réduire les coûts autant que possible, Hyundai devrait réutiliser sa plateforme IMA.
Selon les dires d’Hofmann, la prochaine IONIQ 2 devrait rouler sur un peu moins de 500 kilomètres sur une seule charge. Les données exactes extraites des cycles WLPT n’ont pas encore été communiqués. La voiture devrait être présentée en détail lors d’un salon durant l’année 2024.
L’électrique à moindre coût, pas avant 2025 ?
Dans un récent rapport, le média BloombergNEF revient sur le cours des prix du lithium, élément essentiel dans les batteries. Ce dernier a atteint des niveaux records en novembre, passant sous la barre des 140$. Cette baisse du cout des matières premières devrait permettre aux différents constructeurs de produire des voitures moins chères. C’est en tout cas la demande principale des consommateurs.
Selon plusieurs sondages d’opinion, il y a encore trois critères qui freinent l’achat d’une voiture électrique. Le premier, et le plus important, c’est évidemment le prix d’une telle voiture. Dans le même temps, les consommateurs, notamment en Europe s’inquiètent du temps de recharge et des difficultés de cette dernière.
Enfin, l’autonomie rentre aussi dans le calcul des consommateurs. Pour beaucoup, elle est encore bien trop faible et trop dépendant des conditions météorologiques. Les voitures électriques affichant 400 ou 500 kilomètres d’autonomie ne sont capables en hiver que d’en couvrir les deux tiers. Après quelques années de vie, les batteries s’usent et se rechargent également moins bien.
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