La vérification de l’âge des internautes est au centre de tous les débats. Le gouvernement continue son bras de fer avec l’industrie pornographique. Le mois dernier, le groupe Aylo avait choisi de prendre les devants et de bloquer ses sites pornographiques dans l’Hexagone. Suite à la suspension en urgence de l’arrêté imposant aux sites X dans l’Union européenne de vérifier l’âge de leurs utilisateurs, le blocage de Pornhub, RedTube et Youporn a été levé après deux semaines.
Aujourd’hui, c’est X (ex-Twitter) qui est cœur de la tourmente et que les contenus pornographiques pourraient bien embêter. Récemment visé par une enquête pénale française portant sur son fonctionnement et son algorithme, c’est au tour du régulateur irlandais des médias de le prendre en grippe. Celui-ci somme le réseau social d’Elon Musk d’agir pour empêcher les enfants d’accéder à du contenu pornographique. Sinon, il va falloir payer une amende (très) salée.
Protégez les enfants sur X (ex-Twitter)
TikTok, YouTube, Instagram… Les plateformes sont sommées de mieux protéger les mineurs et doivent se conformer au nouveau Code de la sécurité en ligne (Online Safety Code) adopté en octobre dernier. Évidemment, X (ex-Twitter) ne peut pas passer entre les mailles du filet. D’autant plus que le réseau social d’Elon Musk autorise les contenus ouvertement pornographiques, à l’inverse des autres plateformes de vidéo citées. Ainsi, s’auto-déclarer majeur ou de simplement cocher une case pour voir certains contenus ne suffit plus.
Le régulateur irlandais des médias constate que X (ex-Twitter) n’a pris aucune mesure efficace pour s’assurer que ses utilisateurs aient bien l’âge requis. Le risque que des enfants tombent sur de la pornographie ou de la violence gratuite sur le réseau social d’Elon Musk est trop grand. De même, la Commission s’inquiète concernant “la mise à disposition d’outils de contrôle parental”.
Si X (ex-Twitter) ne se plie pas au Code de la sécurité en ligne (Online Safety Code), il va falloir mettre la main au porte-monnaie. Effectivement, les entreprises concernées peuvent écoper d’amendes pouvant atteindre 10% de leur chiffre d’affaires, ou 23 millions d’euros selon le montant le plus élevé. Rien que ça ! La Commission des médias laisse seulement quelques heures au réseau social d’Elon Musk pour s’expliquer et rectifier le tir. Reste à voir ce qu’il en sera.
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