La France est dans une situation particulière en ce qui concerne l’automobile. Alors que la transition vers des voitures plus respectueuses de l’environnement est une priorité d’état, les chiffres de ventes ne suivent pas. 2024 a d’ailleurs été le symbole de ce décalage entre le discours et la réalité.
Les ventes d’électriques ont légèrement diminué, une baisse attendue par les spécialistes, qui voyaient 2024 comme « une année de transition ». Grande vainqueur de cette « pause », la voiture hybride se taille la part du lion.
Fort heureusement, les spécialistes ne faisaient que le dire, les choses vont changer avec la nouvelle année. Une fois en 2025, le grand public va se tourner vers des voitures électriques, notamment les derniers modèles abordables de Citroën comme l’ë-C3 ou la nouvelle « R5 » de Renault.
2025, toujours pas de sursaut
Mais nous sommes maintenant début mars, et les choses n’ont pas changé d’un iota. Les ventes de voitures électriques sont toujours à l’arrêt, alors que leurs homologues hybrides n’en finissent plus de crever le plafond. Les chiffres pour la période janvier-février sont une preuve accablante.
45 258 voitures électriques se sont vendues cette année, contre 45 890 sur la même période en 2024. Une très légère baisse qui ne rassure pas les constructeurs automobiles, notamment Renault qui mise beaucoup (pour ne pas dire tout) sur la voiture électrique.
Les Français veulent de l’hybride

Dans le même temps, les voitures hybrides gagnent en popularité. Elles atteignent 22,5 % des parts de marché cette année. Ce n’était que 16,9 % l’an dernier à la même date. Et les projections sont toujours très bonnes pour cette motorisation.
Le dernier baromètre publié par l’Argus annonce une progression constante tout au long de l’année 2025. L’essor des voitures électriques, tant attendu, devrait bien avoir lieu plus tard dans l’année, mais il ira chercher des parts de marché aux voitures thermiques traditionnelles, sans toucher à l’ascension des hybrides dans l’hexagone.
Une situation qui s’explique très simplement. Pour réaliser ces estimations, l’Argus a sondé plus de 300 personnes. Près de la moitié voulaient une voiture hybride comme prochain modèle neuf. Pour les véhicules électriques, ce sondage est une nouvelle douche froide. Ils ne récoltent que 19 % des intentions d’achats, contre 22 % pour les voitures thermiques.
Les voitures électriques, bloquées par des idées reçues
Malgré les efforts faits par les constructeurs et les pouvoirs publics pour faciliter l’adhésion aux voitures électriques, les français ont toujours été très méfiants. 62 % des sondés disent que l’autonomie de ces voitures est toujours insuffisante.
Une idée ancrée dans l’imaginaire collectif, alors que les chiffres disent tout le contraire. À titre d’exemple la dernière R5 vendue moins de 25 000 euros propose une autonomie comprise entre 300 et 410 kilomètres en fonction de l’usage.
Dans le même temps, 56 % des personnes interrogées assurent qu’il manque toujours des infrastructures, notamment pour la recharge des voitures électriques. Là encore, une idée factuellement fausse, la France dispose d’un peu plus d’un million de points de charge sur son territoire. Le plus économique restant de charger sa voiture électrique depuis chez soi, le plein revient alors à une quinzaine d’euros en fonction de la taille de la batterie sur votre voiture.
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