WeLoveWords, le YouTube des mots

C’est important les mots, c’est même ce qui constitue la substantifique moelle de l’interweb mondial, plus que la vidéo, les images et la musique en fait, jusque dans la technologie : des liens hypertexte au code source, des tags aux billets de blogs, le web est d’abord un gigantesque bloc-notes où chacun peut déposer sa

C’est important les mots, c’est même ce qui constitue la substantifique moelle de l’interweb mondial, plus que la vidéo, les images et la musique en fait, jusque dans la technologie : des liens hypertexte au code source, des tags aux billets de blogs, le web est d’abord un gigantesque bloc-notes où chacun peut déposer sa petite bafouille.

welovewords

Il fallait bien un site qui permette aux amoureux des mots et aux Mozart de la formule qui tue de se retrouver pour partager leurs textes comme on partage une vidéo sur YouTube. Je sais que de telles initiatives existent déjà (et je crois même en avoir chroniqué une il y a quelques années sur Presse-citron mais je ne la retrouve pas), ce qui n’empêche pas de nouveaux sites de tenter l’aventure.

C’est le cas de WeLoveWords, qui se présente comme un véritable réseau social des mots et des textes, dédié aux amateurs de beaux textes et bien sûr aux créateurs, auteurs et écrivains, en herbe ou confirmés.

Afin de ne pas dépayser l’internaute, le site se présente en effet comme une sorte de YouTube dans lequel on aurait remplacé les vidéos par des textes, avec bien sûr toutes les interactions possibles telles que l’on les connait déjà très bien sur les sites de partage vidéo : création d’un profil, publication, commentaires, évaluation des textes préférés (qui du coup se retrouvent en une pour les mieux notés), marché des mots, concours et autres diverses fonctionnalités.

Les auteurs du site ont déjà réfléchi à un mode de financement, fondé sur la protection des textes des auteurs : en sélectionnant l’option « WORDSPROTECT », les auteurs qui le souhaitent peuvent protéger leurs textes contre la copie illégale, moyennant une formule payante au texte, par lot ou avec un abonnement mensuel. Selon lexique de WeLoveWords, « Le dépôt auprès de WELOVEWORDS via l’outil WORDPROTECT octroie au déposant une PREUVE, matérialisée par une empreinte numérique relative au document déposé. Cette empreinte, conservée sur les serveurs de l’hébergeur de welovewords, permet de conserver une trace de l’existence de l’œuvre du déposant à un moment précis. La finalité du dépôt est donc de constituer un élément probatoire pour le déposant en cas delitige ou de toute autre contestation relative à l’œuvre déposée. »

WeLoveWords est en version beta privée mais vous pouvez vous inscrire en passant par l’Atelier SFR, qui fait profiter aux créateurs du site de sa communauté de testeurs.


18 commentaires

  1. @seb oui en effet… et ce ne sont que des blogs justement. Aucune protection des textes publiés, aucune interaction avec d’autres communautés d’auteurs ou de partenaires, les auteurs sont isolés dans une relation émetteur –> récepteur (auteur –> lecteur).

    Notre projet ne se tourne pas dans un 1er temps vers l’édition papier. Nous préférons considérer le texte comme un objet social et 2.0 qui s’échange sur le web. Les blogueurs édités dont vous parlez restent une cible très étroite par rapport à la blogosphère active (moins de 1%?).

    Je vous invite à regarder de nouveau la vidéo de présentation. Ce que vous soulevez y est expliqué.

    Cordialement,

    Guillaume

  2. Concept assez intéressant. C’est cool de voir des startups qui proposent un modèle économique dès le démarrage. C’est de plus en plus en rare pour être souligné.

    [Rien à voir]
    As tu prévu un article sur le grand changement de stratégie de twitter (internalisation du développement des principaux clients : iphone, blackberry, …) et ses effets sur tout l’ecosystème twitter ? En tout cas çà a l’air chaud sur TC US M.Arrington VS Loïc LM :
    http://techcrunch.com/2010/04/10/developers-in-denial-the-seesmic-case-study/
    [Fin Rien à voir]

  3. Une bonne initiative. Toute l’utilité du concept réside dans le fait d’avoir à disposition une plateforme globale de publication de texte. C’est toujours plus intéressant de partager ses textes avec toute une communauté, que seul dans son coin avec son blog.
    Il reste à voir si en matière de protection des droits d’auteurs, leur formule tient la route.

    A suivre en tout cas.

  4. Pingback: Et si SFR s’intéressait à WeLoveWord ?( la première plateforme UGC de l’écrit en France)

  5. Le concept qui me laisse perplexe: pourquoi personne n’y a pensé avant?
    Le site est bien agencé et sexy, bravo!
    Au niveau des catégories: le fait de les avoir toutes cochées par défaut est un peu déroutant, j’aurais aimé pouvoir sélectionné une catégorie et découvrir ses textes (sans devoir tout décocher)
    @Guillaume : « les auteurs sont isolés dans une relation émetteur –> récepteur (auteur –> lecteur) »
    Les commentaires en dessous des articles rédigés par les blogueurs ne permettent-ils pas cette interaction que tu définis comme inexistante?

    A te lire

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