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X (Twitter) : la bombe à retardement de la désinformation

Un rapport dévoile les difficultés du réseau social dans la lutte contre les fake news.

C’est un rapport teinté de menaces que vient de rendre l’Union européenne sur la désinformation sur les réseaux sociaux. La Commission a en effet constaté que X (anciennement Twitter) est la plateforme qui a le taux le plus élevé de fake news.

“M. Musk sait qu’il n’est pas tiré d’affaire”

La commissaire européenne chargée de ce dossier, Věra Jourová, a justement prévenu le service : “M. Musk sait qu’il n’est pas tiré d’affaire en quittant le code de bonnes pratiques (un dispositif lancé en 2018 qui regroupe la plupart des géants du web Ndlr). Il y a des obligations en vertu de la loi stricte. Mon message à Twitter/X est donc que vous devez vous y conformer. Nous surveillerons ce que vous ferez.”

Le message pourrait d’autant mieux passer qu’en vertu du Digital Services Act adopté par les pays de l’UE, les plateformes se doivent d’engager des efforts contre les fausses informations. Sans quoi, elles s’exposent à des amendes pouvant atteindre 6 % de leur chiffre d’affaires mondial.

Pour tenter d’y voir plus clair sur la désinformation, l’UE a créé des indicateurs et lancé une étude sur États membres : l’Espagne, la Pologne, et la Slovaquie.

Afin de mesurer la désinformation en ligne, les autorités ont créé des indicateurs et lancé une phase de test dans trois États membres (l’Espagne, la Pologne et la Slovaquie). Elles ont notamment pu constater une propagande russe assez intense visant à imposer un narratif selon lequel la démocratie ne vaut pas mieux que l’autocratie.

Malheureusement pour la plateforme d’Elon Musk, sur Twitter, “les acteurs de la désinformation avaient beaucoup plus de followers que leurs homologues de la non-désinformation et tendaient à avoir rejoint la plateforme plus récemment que les utilisateurs de la non-désinformation”, affirme la dirigeante.

Dans le détail, Facebook est le second plus mauvais élève en matière de fake news, selon cette étude. Mais les auteurs saluent néanmoins le fait que Meta a étendu sa vérification de faits à 26 partenaires, portant sa couverture à 22 langues de l’UE.

De son côté, la Commission constate que Google a désactivé 400 chaînes YouTube impliquées dans des opérations d’influence liées à l’État russe. Tandis que TikTok a également fait quelques efforts en matière de fact checking. Enfin, Microsoft a agi de manière proactive sur LinkedIn en empêchant la création de 6,7 millions de faux comptes.

En matière de désinformation, les plateformes pourraient aussi changer leurs algorithmes en boostant les publications des utilisateurs qui partagent des informations fiables. C’est tout l’objet de notre précédent article que vous pouvez relire ici.

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Par : LinkedIn
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2 commentaires
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  1. Mais quelle farce. “Elles ont notamment pu constater une propagande russe assez intense visant à imposer un narratif selon lequel la démocratie ne vaut pas mieux que l’autocratie.”
    Une institution créée par les américains, composée de parasites surpayés et non élus vient faire la leçon. Et sinon la propagande de l’OTAN on s’en occupe aussi ? Vivement la disparition de ces institutions dans les poubelles de l’histoire.

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