C’est au MWC de Barcelone que Xiaomi a dévoilé sa nouvelle ligne de tablettes : la Xiaomi Pad 8, la Xiaomi Pad 8 Pro ainsi que la Xiaomi Pad 8 Pro Mat Edition. C’est la première que nous testons aujourd’hui.
Avec cette Pad 8, l’objectif de Xiaomi est simple : proposer une expérience flexible à mi-chemin entre PC et tablette, comme le fait l’iPad Pro ou la Galaxy Tab. Pour séduire, elle peut compter sur un format compact de 11 pouces et sur un prix abordable. Nous l’avons utilisée pendant une semaine, voici notre verdict !
Prix et disponibilité
La Xiaomi Pad 8 est d’ores et déjà disponible sur le site de Xiaomi et chez les revendeurs partenaires. Nue et sans offre particulière, elle est affichée à 499 euros pour la version 128 Go et 549 euros pour la version 256 Go. Ça pique quand on sait que la Xiaomi Pad 7 tournait autour des 400 euros !

Une hausse spectaculaire de prix que l’on doit évidemment à la crise de la RAM, qui rend nos jouets tech préférés beaucoup plus chers. Afin de compenser, Xiaomi a consenti à des efforts sur le prix du pack, comprenant la cover, le clavier, la souris et le stylet : 599 euros au lieu de 666 euros. A cela s’ajoute une remise immédiate de 100 euros au lancement. De fait, le pack entier est affiché à 499 euros. C’est déjà ça.
| Xiaomi Pad 8 | |
|---|---|
| Dimensions | 251,2 x 173,4 x 5,8 mm |
| Poids | 486 grammes |
| Ecran | 11,2 pouces LCD, 3,2K 144Hz |
| Processeur | Snapdragon 8s Gen 4 |
| RAM | 8 Go |
| Stockage | 128/256 Go |
| OS | Android 16, HyperOS 3 |
| Capteurs photo | Capteur grand angle de 13 mégapixels |
| Capteur selfie | 8 mégapixels |
| Batterie | 9200 mAh, charge rapide de 45 W |
| Certification IP | IP 54 |
| Coloris | Noir, vert, gris |
Ce qu’on a aimé
Son design sobre et réussi
Au niveau du design, Xiaomi ne réinvente pas la roue. Nous avons une ardoise tactile avec un châssis en aluminium brossé (noir, vert ou gris) très classique. Côté visuel, pas de chichi ni de fantaisies, la marque va droit au but. On apprécie particulièrement ses tranches plates et son format compact de 11 pouces, qui rend la manipulation aisée, que ce soit dans le canapé, sur un banc ou sur le support d’un vélo d’appartement. Elle adopte des dimensions de 251,2 x 173,4 x 5,8 mm pour un poids de 486 grammes (nue). Elle est aussi certifiée IP54, donc résistante à la poussière et aux éclaboussures. Utile l’été quand on s’en sert près d’une piscine.

Pas de capteur d’empreintes intégré (une fonctionnalité réservée à la Pad 8 Pro). Pour la protection, nous avons toujours la reconnaissance faciale qui fonctionne correctement, même si elle manque légèrement de réactivité à notre goût. Bref, une tablette au design simple et agréable à utiliser. Néanmoins, son intérêt est vite limité à une utilisation d’appoint (vidéo, lecture de mails, visionnage de photos) dans cette configuration. C’est là que le clavier entre en jeu.
Son clavier intégré
Le grand intérêt de ce type de produit, c’est l’utilisation en mode « Pro ». Nous l’avons dit, Xiaomi compense la hausse des prix en offrant presque le clavier/cover, le stylet ainsi que la souris. Nous profitons donc d’un produit polyvalent, qui pourrait servir de PC d’appoint. Le tout ne pèse que 766 grammes.

En 2026, Android se montre assez complet pour servir de supplément à notre ordinateur. Pendant une semaine, nous l’avons trimballée partout dans notre sac à dos, en la sortant pour écrire nos articles sur le pouce via l’application Word. Le clavier n’est pas incroyable (avec une course longue et une résistance aux abonnés absents), mais suffisant pour du travail d’appoint. Notons aussi la présence d’un stylet, idéal pour annoter des documents ou dessiner. Seul regret, l’absence de niche pour le ranger, il sera toujours à part.

Le format tablette/clavier apporte une flexibilité appréciable, mais pas surprenante étant donné qu’il existe depuis des années maintenant. Mais si vous cherchez un terminal qui sert de complément à votre PC pour pas trop cher, la Pad 8 est un choix cohérent.
Sa puissance et son autonomie
La Xiaomi Pad 8 propose un processeur correct : le Qualcomm Snapdragon 8s Gen4. Si ce n’est pas le plus puissant du marché, il offre une expérience fluide. Pas de ralentissement ni de crash pendant notre semaine de test, même avec beaucoup d’applications ouvertes. Bref, le travail est plaisant. Pour les joueurs, pas de panique, les gros titres du marché tournent parfaitement, en faisant toutefois quelques concessions au niveau des graphismes. Bonne nouvelle, l’écran adopte un taux de rafraîchissement de 144 Hz, ce qui permet de grimper à 144 i/s sur les jeux compatibles.

La Xiaomi Pad 8 est équipée d’un accumulateur de 9200 mAh. Pour une tablette de cette taille, c’est très bien ! En utilisation « boulot », c’est-à-dire en la sortant de manière ponctuelle pour travailler dans un café la journée et pour regarder des séries le soir, on tient trois ou quatre jours. Bien ! La Pad 8 est aussi compatible avec la recharge rapide de 45 Watts, mais le chargeur n’est malheureusement pas fourni dans la boîte.

Un dernier mot sur la partie photo. La Pad 8 est équipée d’un capteur grand-angle de 13 mégapixels. Certes, la prise de photos avec une tablette n’est pas un usage répandu, mais sa présence est toujours un plus. A l’avant, on peut compter sur un capteur de 8 mégapixels, suffisant pour les visios, mais pas incroyable.
Ce qu’on n’a pas aimé
Son écran LCD
La Xiaomi Pad 8 affiche un écran de 11,2 pouces, une taille qui constitue un bon compromis entre la portabilité et le confort. Il jouit d’une définition de 3200 x 2136 pixels ainsi que d’un taux de rafraîchissement de 144 Hz. Sur le papier, c’est bien, mais on regrettera deux choses à l’usage.

La première, ce sont ses bords proéminents de plus de 8 mm. C’est beaucoup, et porte le ratio écran/façade à moins de 85%. L’autre défaut est aussi un choix de Xiaomi : nous avons une dalle IPS LCD. Certes, c’est compréhensible pour ce segment de prix, mais à l’heure du tout OLED, c’est un peu compliqué. Que ce soit au niveau des contrastes ou du respect des couleurs, le désavantage par rapport à l’OLED est criant. Cela se voit beaucoup dans les séries ou les jeux, mais on peut vite en faire abstraction.
Son système d’exploitation
La Xiaomi Pad 8 est lancée avec Android 16 et la surcouche HyperOS 3. Si vous nous lisez régulièrement, vous savez que nous ne sommes pas très fans. HyperOS dispose de certaines qualités, comme un design attrayant (inspiré d’Apple), la possibilité de diviser l’écran ou encore une personnalisation poussée.

Mais cette surcouche traîne de trop nombreux défauts pour convaincre. Le premier, c’est la multitude d’applications préinstallées. Si on peut encore admettre celles siglées Xiaomi, comme l’horloge, l’agenda ou la calculatrice (qui peuvent faire doublon avec celles de Google), on accepte difficilement les Booking, Netflix et autres présents au premier démarrage. Certes, on peut les supprimer, mais leur simple présence agace. Ajoutons à cela la publicité à outrance dans les applications Xiaomi. Avoir une fenêtre pop-up alors qu’on cherche juste à ouvrir le lecteur vidéo ou changer de thème ? Difficilement défendable en 2026. Des publicités intrusives qui desservent l’expérience.
Alors, on achète ?
La Xiaomi Pad 8, malgré ses défauts, offre une expérience agréable et complète. Avant tout dédiée à ceux qui cherchent un terminal d’appoint pour pas cher, elle sert de bon complément à votre PC si vous êtes du genre nomade.

Le principal souci de la Pad 8 n’est pas imputable à Xiaomi : c’est son prix. A 499 euros nue, elle est vendue bien au-dessus du tarif attendu (on rappelle que la Pad 7 tournait autour des 400 euros). Un bond tarifaire causé par la crise de la RAM, que Xiaomi tente tant bien que mal de contrer avec des offres comprenant le clavier et le stylet.

La question qu’on devrait réellement se poser est plutôt la suivante : ne devrait-on pas se tourner vers la Pad 7, moins onéreuse et pas forcément moins bonne ? Si vous êtes un travailleur nomade en quête d’un produit pas forcément incroyable techniquement mais efficace, cette solution semble plus viable.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.