Les automobilistes doivent se préparer. Alors que le gouvernement peaufine ses comptes, le déploiement des radars urbains va drastiquement s’accélérer en 2027. Car ce ne sont pas moins de 410 nouveaux boîtiers qui vont être installés en ville, afin de faire passer le total de 340 à 750.
Plus discrets, ils vont permettre aux autorités de serrer la vis dans des zones sensibles grâce à une technologie de pointe. Voici ce qui vous attend exactement.
Des cabines compactes et ultra-discrètes pour quadriller la ville
Si vous êtes habitué aux imposants radars fixes et visibles à des centaines de mètres, il va falloir changer votre fusil d’épaule. La nouvelle génération de radars urbains mise sur une discrétion quasi totale. Conçus pour se fondre dans le paysage, ces boîtiers très compacts s’accrochent directement au mobilier urbain existant, qu’il s’agisse de poteaux ou de structures de signalisation.
Objectif : surveiller les axes urbains stratégiques, particulièrement là où la cohabitation entre automobilistes, piétons et mobilités douces est la plus tendue, comme près des écoles ou aux carrefours.

Ce qu’ils vont flasher
Sur le papier, les radars urbains déployés et homologués ne contrôlent à ce jour que deux infractions bien précises : les excès de vitesse et le franchissement des feux rouges. On entend souvent dire qu’ils pourront aussi repérer le téléphone au volant ou du non-port de la ceinture de sécurité. Mais la réalité est plus complexe : oui, les évolutions technologiques et l’analyse d’images par intelligence artificielle permettent déjà de détecter ces comportements à titre expérimental.
Mais légalement, un appareil ne peut verbaliser une infraction que s’il dispose d’une homologation spécifique délivrée par les autorités. Et pour l’heure, aucun radar urbain n’est juridiquement autorisé à sanctionner automatiquement un conducteur avec un smartphone à la main.
La mairie pourra les financer elle-même
À compter du 1er janvier 2027, les collectivités territoriales (communes, intercommunalités et départements) pourront financer directement l’installation de nouveaux radars automatiques sur les voies de leur ressort. Une nouveauté rendue possible par la loi 3DS, adoptée en février 2022.
En revanche, la mairie devra impérativement fournir un dossier technique et chiffré prouvant la dangerosité réelle de la portion de route ciblée, qui sera soumise à la commission départementale. Une validation préfectorale sera ensuite requise.
Concrètement, si les communes ont désormais le droit de cofinancer la sécurité routière de proximité, l’État conserve la haute main sur la décision finale. Les PV récoltés continueront d’alimenter le système national de contrôle automatisé ; il n’ira pas dans la poche des maires comme on peut le lire sur la toile.
- Le parc français passera à 750 radars urbains en 2027, avec l’arrivée de 410 boîtiers compacts intégrés directement au mobilier des villes.
- Ces équipements vont cibler les excès de vitesse et les feux rouges.
- Dès janvier 2027, les collectivités pourront financer l’installation de ces radars sur leurs routes, sous réserve d’une étude stricte et d’un accord préfectoral.
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