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50 ans après, la Russie va retourner sur la Lune

Malgré la guerre en Ukraine la Russie n’oublie pas son programme spatial et compte bien retourner sur la Lune.

Luna 25 doit prendre la suite du prestigieux programme spatial lunaire russe. Lancée dans les années 60 en même temps que les missions Apollo, la dernière mission s’est achevée en 1976. Depuis 47 ans de disette scientifique pour les astronomes russes.

Mais ce demi-siècle d’attente touche à sa fin et dès cette semaine une nouvelle sonde russe va partir de Vostotchny en direction de notre satellite, à 300 000 kilomètres de là. Selon le plan de vol dévoilé par Moscou l’atterrisseur devrait se poser quatre à cinq jours après avoir quitté la Terre.

La sonde va cibler une zone précise de la Lune, proche de son pôle Sud. L’objectif est de retourner sur la Lune, un savoir perdu au fil des ans par les scientifiques russes. Le pays veut également ouvrir la voie à d’autres missions plus importantes comme Luna-26 et Luna-27 qui devraient quitter la Terre avant la fin de la décennie.

En ce qui concerne la mission de Luna-25 sur place, la sonde devrait travailler pendant près d’un an à l’analyse des roches. Aucun retour d’échantillon n’est prévu avec cette première mission de retour lunaire.

La Lune, une destination à la mode

Depuis le milieu des années 2000, les projets autour de la Lune sont de plus en plus nombreux. Alors que notre satellite semblait avoir connu son âge d’or au cours des années 70, l’émergence des programmes spatiaux nationaux, chinois, indiens et japonais ont fait de notre satellite un objectif symbolique.

Ainsi en 2007, la Chine fait atterrir la sonde Chang’e 1 sur la Lune. L’année suivante c’est l’Inde qui l’imite avec Chandrayaan-1. Entre-temps le Japon avait également atteint notre satellite avec SELENE. Toute cette effervescence autour de la Lune amène les États-Unis à revoir leurs plans. L’administration Bush met alors en place le programme Constellation.

Stoppé par le président Obama lors de la crise financière de 2009, ce projet prendra sous le président Trump le nom d’Artemis qu’on lui connaît aujourd’hui. Mais les volontés lunaires de l’ennemi américain ont réveillé la fierté russe.

Repartir de zéro

Dès les années 2010, la Russie ambitionne de retourner sur la Lune. Mais Moscou doit faire face à des failles techniques. Le savoir-faire ayant permis la réussite des missions soviétiques dans les années 70 et 80 a été perdu et Roscomos, l’agence spatiale nationale doit tout reprendre depuis le début.

Face à cette perte massive de connaissance, le développement de Luna-25 tarde. Le projet est retardé plusieurs fois, les errances scientifiques donnant lieu à des coupures dans les budgets de l’agence. Il faudra finalement près de 15 ans pour voir une sonde prête à décoller.

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