Passer au contenu

« 60 étoiles filantes par heure » : visible en France, la plus puissante pluie de météores diurne arrive

Entrée en phase d’activité depuis la fin du mois de mai, la pluie de météores des Ariétides atteindra son pic le 10 juin. Visuellement très généreuse, elle ne se produit qu’en plein jour, mais il est tout même possible de l’observer.

En attendant l’essaim des Perséides du mois d’août et si vous êtes fans d’astronomie, vous pouvez vous rabattre sur les Ariétides ; une pluie de météores qui s’étend du 22 mai au 3 juillet. Même si les Perséides sont certainement les plus connues, celles que les médias mettent plus volontiers en avant, la pluie des Ariétides est considérée comme la plus intense de celles se produisant en journée. Dans certaines conditions, 60 météores par heure peuvent fendre le ciel, certaines mesures radar ayant même frôlé les 200.

Le seul hic : son radiant (la région du ciel depuis lequel les météores semblent jaillir), situé dans la constellation du Bélier, se lève avec le Soleil. Elle n’est donc pas facile à observer à l’œil nu, mais rien n’est impossible avec un peu de préparation. Il vous reste exactement deux semaines avant qu’elle atteigne son maximum, après quoi elle se tarira lentement jusqu’à la mi-juillet, puis reviendra l’année prochaine.

Les Ariétides : les météores dans l’ombre du Soleil

Détectées pour la première fois en 1947 par le radiotélescope de Jodrell Bank, en Angleterre, grâce aux échos radar qu’elles produisaient, les Ariétides sont uniques dans le calendrier astronomique. Comme expliqué en introduction, elles sont essentiellement diurnes car leur radiant se situe à seulement 30 degrés du Soleil. Pas très commode pour les admirer : lorsque les conditions idéales pour s’en mettre plein les mirettes sont réunies, il fait grand jour, et quand il fait nuit, leur source est sous l’horizon.

C’est peut-être la raison principale expliquant pourquoi elles sont beaucoup moins connues que les autres pluies d’étoiles filantes, malgré leur intensité exceptionnelle. Revenons d’ailleurs sur le chiffre des 60/heure : il s’agit en réalité d’une valeur théorique, calculée dans des conditions d’observation parfaites, que les Ariétides n’ont, à ce jour, jamais offert. Mais le spectacle vaut quand même le coup de s’organiser une petite soirée dédiée, à condition de respecter quelques contraintes horaires et géographiques.

Comment les voir depuis la France ?

La seule façon d’apercevoir les Ariétides à l’œil nu, c’est de se poster vers l’est dans l’heure qui précède l’aube astronomique, quand le centre du Soleil se trouve encore entre 12 et 18 degrés sous l’horizon, avant que la lumière de l’aube ne commence à blanchir le ciel.

En France métropolitaine, le moment optimal se situe entre 3 h 30/4 h du matin, aux alentours du 10 juin. Ne fixez pas la voûte céleste, au contraire : les météores raseront l’horizon, jaillissant vers le haut depuis leur radiant. Il vous faudra donc avoir un horizon dégagé vers l’est, loin des sources lumineuses et, idéalement, des collines ou des bâtiments.

Les connaisseurs le savent : les zones de moyenne altitude ou les grands plateaux sauvages sont les régions les plus privilégiées. Le triangle noir du Quercy (Lot) évidemment, l’une des zones les plus épargnées par la pollution lumineuse et le Parc naturel régional de Millevaches (Limousin) sont les deux zones où il sera plus aisé de les repérer. Les Cévennes, le mont Lozère, les Alpes du Sud et les Pyrénées sont également des lieux d’observation qui vous garantiront une atmosphère fine et transparente pour capter les éclairs des météores avant que le Soleil ne pointe le bout de son nez.

Cette année, le 10 juin, la Lune sera dans la phase du dernier croissant et son éclat risque de noyer les traînées les moins lumineuses. Pour contourner le problème, placez-vous de sorte qu’un obstacle naturel (arbre, relief ou mur) la masque sans bloquer votre vue vers l’est. Ce n’est pas idéal, mais c’est le prix à payer pour observer un phénomène qui, dans ses meilleures conditions, dépasse en intensité la quasi-totalité des pluies nocturnes. N’oubliez pas d’emporter avec vous un tapis de sol et même de quoi vous couvrir selon l’endroit où vous vous posterez : les observer allongé, légèrement emmitouflé si la nuit est fraîche, est bien plus confortable que de passer une heure le cou tordu vers le ciel.

  • La pluie de météores des Ariétides atteindra son pic le 10 juin, avec jusqu’à 60 météores par heure en conditions idéales.
  • Cette pluie est diurne et difficile à observer, nécessitant une préparation et un emplacement avec un horizon dégagé vers l’est avant l’aube.
  • Les meilleures zones d’observation en France incluent le Quercy, le Limousin, et les Alpes du Sud, des zones idéales pour éviter la pollution lumineuse.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech