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À cause de Bitcoin, ce pays n’a plus suffisamment d’électricité pour ses habitants

En conséquence des migrations chinoises, le Kazakhstan est devenu le deuxième pays mineur de Bitcoin.

Arrêtée précipitamment au début de l’été, la domination chinoise sur le minage de Bitcoin s’est totalement renversée, la faute aux mesures de Pékin visant à anéantir toute cryptomonnaie décentralisée de son territoire. En l’espace de cinq semaines, entre juin et juillet, les 40% de parts de la Chine se sont totalement effacées. Les États-Unis ont bénéficié du mouvement migratoire, alors que le pays, motivé par l’État du Texas, s’est emparé de la première place.

Comme le montre le graphique ci-dessous, la mouvance des mineurs de Bitcoin, chassés de la Chine, en a profité à divers pays où l’électricité n’est pas chère et où les politiques sont favorables. Le Kazakhstan a rapidement grimpé sur le podium pour se situer en deuxième position, devant la Russie, à 18,1% des parts. Mais sur place, les habitants commencent à en ressentir les conséquences à l’approche de l’hiver. Dorénavant, l’État va devoir trouver un moyen de partager l’électricité.

Rationnement de l’électricité

Pannes à répétition, hausse de la consommation d’électricité de 8%… la situation s’est rapidement transformée en crise au Kazakhstan, rapportait ce week-end le Financial Times. Dans des usines spécialement dédiées ou dans les domiciles, le nombre de mineurs de bitcoins et d’ordinateurs branchés au réseau pour faire fonctionner des programmes très énergivores a explosé. Si bien qu’il n’y a plus suffisamment de ressources pour les habitants.

En réponse, le gouvernement a déclaré qu’il avait fait appel à la Russie pour combler les manques à court terme. En pleine période de pénurie du pétrole, à laquelle l’Opep ne semble pas prêt à lâcher du lest pour limiter la hausse des prix, une société d’électricité russe a permis au Kazakhstan de compléter son réseau national. Pour amortir le coût, les mineurs devront payer une compensation, annonçait le gouvernement kazakh. Cela dit, la hausse tarifaire n’interviendra qu’en 2022. Elle sera approximative à 0,0023 $ par kilowattheure.

Lire aussi – Les grands défis de la Blockchain en 2022

En attendant, les mineurs de Bitcoin seront les premiers à se faire couper l’électricité en cas de surcharge du réseau, rapportait le Financial Times, selon les mots de l’opérateur KEGOC. La société a classé 50 mineurs de Bitcoin dans une liste, pour énumérer les principaux responsables de la hausse extraordinaire de la consommation d’énergie au sein du pays, qui a causé de nombreuses pannes dans six régions depuis le mois d’octobre.

Or Kazakhstan, l’activité de minage de cryptomonnaie profite aussi à l’Europe et particulièrement les pays du nord. L’Irlande est passée en cinquième position, à 4,7% des parts mondiales, en août 2021. Avec la Suède, des espoirs d’une électricité plus verte se profilent. Mais les politiques sont déjà prêtes à limiter les débordements. Les autorités suédoises ont appelé à une interdiction à l’échelle de l’Union européenne de l’extraction de cryptomonnaie à forte intensité énergétique.

Le pays souhaite se prévenir des mêmes difficultés que le Kazakhstan, et réserver ses ressources à l’urgence “pour le développement de l’acier sans énergie fossile, la fabrication de batteries à grande échelle et l’électrification de notre secteur des transports”, expliquaient Erik Thedéen, directeur de l’Autorité suédoise de surveillance financière, et Björn Risinger, directeur de l’Agence suédoise de protection de l’environnement, dans une lettre ouverte.

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1 commentaire
1 commentaire
  1. Titre mensonger. Le bitcoin, en soi, ne consomme pas d’électricité. C’est comme affirmer qu’il y a des accidents à cause des voitures.

    Les vrais fautifs sont les mineurs de bitcoin.

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