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À partir de cette date, la carte grise devient payante pour les voitures électriques

Fini l’époque de la gratuité totale pour les véhicules électriques en France. Une exception notable persiste toutefois dans la meilleure région de France.

Alors que l’État français a longtemps encouragé l’adoption des véhicules propres via diverses incitations fiscales, une nouvelle mesure vient contrebalancer cette dynamique. Dès ce jeudi 1er mai, l’immatriculation des véhicules électriques classés Crit’Air 0 deviendra payante dans presque toute la France. Cette décision signe la fin d’un avantage significatif pour les acheteurs de véhicules non polluants.

Une nouvelle taxe de plus pour les acheteurs

Cette nouvelle taxation représente un frein potentiel à l’essor des véhicules électriques en France. Le surcoût annoncé pourrait atteindre 750 euros selon les régions et la puissance fiscale des véhicules concernés. Une somme conséquente qui s’ajoute au prix d’achat déjà élevé des véhicules électriques, malgré la baisse progressive observée ces dernières années.

Cela ne va probablement pas aider à reprendre la vente de véhicules électriques alors qu’elle connaît un ralentissement après plusieurs années de forte croissance. Les régions, confrontées à des contraintes budgétaires, voient dans cette taxe une source de revenus non négligeable.

D’un côté, l’État continue de promouvoir l’électrification du parc automobile via le bonus écologique, de l’autre, il réduit progressivement les avantages fiscaux accordés aux véhicules propres.

Les Hauts-de-France maintiennent la gratuité contre vents et marées

Face à cette évolution nationale, une région se distingue par sa résistance. Les Hauts-de-France ont choisi de maintenir la gratuité des cartes grises pour les véhicules électriques. Un choix volontariste qui se traduit concrètement : les propriétaires de véhicules électriques dans cette région ne devront s’acquitter que des frais fixes incompressibles de 13,76 euros, correspondant à la taxe fixe et à la redevance d’acheminement.

Philippe Dutrieu, directeur de l’Automobile club du Nord de France, défend cette position régionale : « Si on veut relancer la voiture électrique, c’est bien de garder la gratuité », a-t-il déclaré à France 3. Une vision partagée par le député Jean-Pierre Bataille, qui souligne la cohérence de cette décision avec la stratégie industrielle régionale : « Nous avons attiré des investisseurs avec les Gigafactories, ce serait antinomique de lever une fiscalité sur des prototypes que nous contribuons à produire en région. »

  • À partir du 1er mai 2025, les cartes grises pour véhicules électriques deviennent payantes en France
  • Les Hauts-de-France maintiennent la gratuité, avec seulement 13,76 € de frais fixes
  • Le surcoût pour les acheteurs pourra atteindre jusqu’à 750 € selon les régions

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