Fondé en 2009 par Marc Andreessen et Ben Horowitz, Andreessen Horowitz s’est imposé comme l’un des poids lourds du capital-risque mondial, avec plus de 90 milliards de dollars sous gestion et des investissements précoces dans Facebook, Airbnb ou encore Coinbase. Au fil des années, la firme a élargi son champ d’action à de nombreux secteurs, de l’IA à la santé en passant par le gaming et la fintech, tout en développant des équipes dédiées à l’accompagnement opérationnel des startups. Et il s’appuie sur une mécanique bien rodée pour repérer les jeunes pousses prometteuses.
Gabriel Vasquez, associé chez Andreessen Horowitz, a récemment révélé avoir pris neuf vols entre New York et Stockholm en une seule année. Un rythme intense qui illustre justement son approche : aller chercher les prochaines pépites technologiques directement sur le terrain, parfois bien avant qu’elles n’attirent l’attention des investisseurs américains.
L’exemple le plus récent est celui de Dentio, une jeune pousse suédoise spécialisée dans l’IA pour la gestion administrative des cabinets dentaires, dans laquelle a16z a mené un tour de table pré-seed de 2,3 millions de dollars.

Une machine mondiale pour repérer les pépites
Si ce ticket paraît modeste pour un fonds qui vient d’annoncer de nouveaux véhicules d’investissement totalisant 15 milliards de dollars, il cache une tendance plus profonde : la chasse aux talents ne se limite plus à la Californie. Stockholm constitue un terrain naturel pour a16z, déjà marqué par le succès de Skype, mais aussi par l’émergence d’acteurs comme Klarna ou Voi. Le fonds scrute de près des incubateurs locaux, comme le SSE Business Lab de la Stockholm School of Economics, afin d’identifier les projets prometteurs dès leurs débuts.
Cette approche ne se limite pas à l’Europe du Nord. En France aussi, a16z multiplie les paris ciblés, notamment avec l’insurtech Stoïk, le réseau social BeReal ou encore Mistral AI, champion européen de l’IA.
Pour repérer les entreprises qui ont le potentiel de s’imposer à l’international, a16z s’appuie sur un réseau de fondateurs et d’experts transformés en « scouts », chargés de cartographier les talents locaux. Le fonds analyse également les incubateurs, les communautés tech et les signaux faibles qui indiquent l’émergence de nouvelles tendances.

L’IA change la donne
Selon Gabriel Vasquez, l’essor de l’intelligence artificielle accélère encore cette dynamique, en permettant à des startups situées loin des grands pôles américains de rivaliser rapidement avec leurs homologues de la Silicon Valley.
À mesure que l’écosystème tech se mondialise, la stratégie d’a16z illustre une transformation plus large du capital-risque : les investisseurs ne se contentent plus d’attendre les projets dans leurs bureaux californiens. Désormais, la prochaine licorne peut naître n’importe où.
- Andreessen Horowitz multiplie les déplacements à travers le monde pour repérer les futures licornes avant même qu’elles n’attirent l’attention des investisseurs américains.
- Le géant du capital-risque s’appuie sur un réseau de scouts, des incubateurs locaux et l’essor de l’IA pour détecter les talents émergents.
- Cette évolution montre que la prochaine startup star peut désormais naître bien loin de la Silicon Valley.
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