Accident Uber : la voiture a vu la victime mais a choisi de ne pas s’arrêter

Après l’accident qui a tué une jeune femme au mois de mars, Uber semble avoir découvert pourquoi sa voiture autonome ne s’est pas arrêtée. Le véhicule a bien détecté une forme, mais pas un être humain, ce qui a entraîné un faux positif.

Uber Volvo accident

© Uber / YouTube

En Arizona, un véhicule Uber ne s’est pas arrêté alors qu’une femme traversait la route en dehors du passage piéton. Suite à l’accident mortel impliquant une Volvo XC90, Uber avait annoncé qu’il suspendait les essais pour une période indéterminée. De fait, une enquête avait été ouverte afin de découvrir pourquoi la voiture autonome avait continué sa route et percuté la victime.

Un faux positif à l’origine du choix de la voiture

Il semble que l’enquête ait fait des progrès notable puisque The Information révèle que Uber sait désormais pourquoi sa voiture n’a pas freiné devant la victime. De fait, il semblerait que la réaction ne soit pas due à un problème de capteurs, ce qui signifie que le véhicule a parfaitement vu qu’un élément extérieur se situait dans son champ, bien que l’accident se soit produit de nuit.

Malgré le fait que les capteurs aient détecté une forme sur la route, le problème principal vient du fait que le véhicule n’ait pas considéré celle-ci comme d’un obstacle dangereux. Plus concrètement, le véhicule a reconnu une forme, mais plutôt comme s’il s’agissait d’une forme inanimée, à l’exemple de feuilles mortes ou de sac en papier. Selon le média américain, ce faux positif viendrait du fait que les ingénieurs de Uber aient mal configuré les réglages du véhicule, entraînant ainsi une confusion pour ce dernier. Les ingénieurs auraient fait un tel choix pour éviter que le véhicule ne s’arrête dès lors qu’il détecte un obstacle insignifiant. De nombreux véhicules autonomes ont tendance à proposer une conduite relativement saccadée, justement en raison de ce paramètre.

Actuellement, le Bureau National pour la Sécurité Routière américain continue son enquête pour établir la responsabilité d’Uber et ce réglage qui, dans ce cas, a été trop laxiste.


11 commentaires

  1. La voiture n’a rien choisi !! le programme ne choisit pas, il s’execute. Vous écrivez comme ci la voiture était intelligente mais elle n’est pas, elle n’a pas de choix, son programme a des entrées et selon le programme donne un résultat défini à l’avance. Un être humain aurait fait la différence, une oiseau aussi, c’est vu le peu d’intéligence dans ces voitures, des morts il va y en avoir.

    • Gérard Lambert le

      Oui mais non. L’intelligence artificielle (dans le cas de la voiture autonome) n’est pas à l’abri d’erreurs de jugement, mais beaucoup moins que les gens qui conduisent au quotidien fatigués, inattentifs (téléphone, enfants à l’arrière, musique à fond, etc.). Donc oui il va y avoir des morts, mais beaucoup moins qu’aujourd’hui où le libre arbitre est donné à l’humain.

  2. « que le véhicule n’est pas considéré » => « n’ait pas considéré »
    « une conduite relativement saccagée » => « saccagée » vraiment ? Selon le sens que l’on donne à cette phrase, j’aurais plutôt utilisé « dégradée » ou « saccadée ».

    Avec l’augmentation conséquente des posts, je trouve que depuis quelque temps la qualité baisse sur Presse-Citron. Du moins du point de vue des fautes. Je suis loin d’être un as en orthographe mais à présent c’est quasi systématique que je détecte une voire plusieurs « coquilles » (sans compter celles qui m’échappent probablement) dans chaque publication. On se croirait presque sur le site de « 20 minutes ». Je trouve qu’il y en avait moins à l’époque où Eric était quasi le seul rédacteur…

    Mieux vaut la qualité que la quantité, sauf, bien sûr si ce que l’on cherche c’est avant tout générer du trafic pour monétiser les visites avec la pub.

  3. Comme tout le monde, c’est le catalogue de fautes qui me fait réagir plutôt que le récit de la tragédie.

    Malgré que *Bien que* les capteurs aient *ont* détecté une forme sur la route, le problème principal vient du fait que le véhicule n’est *n’ait* pas considéré celle-ci comme d’un *un* obstacle dangereux.

  4. Le terme « faux positif » a été mal compris/traduit de l’article original et utilisé à l’envers dans ce billet.

    Un « faux positif » aurait arrêté la voiture en croyant voir un objet dangereux ou un humain alors qu’il s’agissait d’un objet anodin, un peu comme les anti-virus qui croient détecter un virus dans un fichier qui est pourtant inoffensif, c’est ça ce qu’on appelle un « faux positif ».

    Hors ce qui s’est passé si je lis l’article d’origine est que Uber a un système « anti » faux positif pour éviter que le système de détection ne génère trop de « fausses alertes » (faux positifs) et stoppe la voiture en urgence tous les 100 mètres.

    Le système a donc bien vu quelque chose mais le système anti faux positif l’aurait classé dans la catégorie « non tout compte fait c’est pas un humain ou un objet dangereux », peut-être à cause du vélo mélangé avec la forme humaine qui a laissé le doute.

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