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L’âge d’or du portefeuille crypto physique approche

La perte de confiance dans les portefeuilles crypto en ligne renfloue l’espoir des marques de portefeuilles physiques. Le stockage des crypto-monnaies de demain sera-t-il principalement hardware ?

C’était début juin. Et depuis, rien n’a changé. Lorsque la plateforme Celsius piégeait tous ses clients en leur interdisant de retirer leurs fonds, le monde de la crypto s’apercevait du risque encouru à choisir un portefeuille en ligne. Coinbase, le géant américain des crypto-monnaies introduit en Bourse, perdait 24 % à Wall Street. La peur de ses investisseurs – et de ses clients – à voir la plateforme manquer de fonds, avait bien lieu d’être. Dépendant majoritairement des transactions pour ses revenus, chaque nouvelle publication trimestrielle sonnait comme une date critique.

“Il est peu probable qu’un tribunal décide de considérer les actifs des clients comme faisant partie de l’entreprise dans le cadre d’une procédure de faillite”tentait de rassurer Brian Armstrong, le CEO de Coinbase. Des propos timides, loin de garantir une totale maîtrise de la situation. Alors pour tous les utilisateurs qui ont choisi de conserver leurs fonds sur les plateformes, la même crainte : réquisition forcée ou non, leurs crypto-monnaies ne sont pas en lieu sûr. Après les risques des cyber-attaques, celui des faillites. Et des crypto-wallet “custodial”.

Les catégories de wallet crypto

Comment faire pour sortir d’une telle situation ? Choisir une alternative aux portefeuilles crypto en ligne de type “custodial”. La part belle aux clés Ledger et autres wallets Trezor. Des portefeuilles “hardware” qui ont la particularité d’être hors ligne et qui laissent à l’utilisateur la pleine propriété de la clé privée, le deuxième identifiant des portefeuilles. Cette catégorie est connue sous le nom des wallets “non custodial”, et permet d’éviter de laisser les plateformes comme Coinbase limiter votre contrôle sur vos avoirs.

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Mais attention, certains wallets en ligne sont eux aussi “non custodial”. C’est le cas de ZenGo, qui offrent une alternative plus sécurisée aux portefeuilles de Coinbase. À savoir un wallet stocké en ligne qui ne possède pas d’accès sur la clé privée des utilisateurs. Mais pour une histoire de confiance, les portefeuilles physiques restent privilégiés. Notamment du fait que Ledger ou Trezor ne dépendent pas des transactions de leurs clients pour vivre. Leurs wallets sont vendus entre 79 et 149 euros et en ces temps de crise sur les marchés, elles font partie des rares entreprises cryptos à revendiquer des bilans économiques dans le vert.

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Pour comprendre le fonctionnement d’un wallet, qu’il soit physique ou en ligne, il faut s’enlever une idée reçue. Non, vos crypto-monnaies ne sont pas “stockées dessus”. Contrairement à un compte en banque, les crypto-monnaies sont enregistrées sur une blockchain (un gigantesque registre numérique). Le wallet n’est donc qu’un espace sur lequel sont stockées les informations des clés privées et publiques nécessaires pour effectuer des opérations.

Ledger crypto wallet 2022
© Ledger

L’âge d’or du cold wallet physique

Les perspectives du marché de ces portefeuilles physiques sont très bonnes. Et avec la perte de confiance dans les wallets en ligne, les analystes pourraient même revoir leurs chiffres à la hausse. Selon un récent rapport de Research and Markets, le marché mondial des portefeuilles physiques devrait passer de 252 millions de dollars cette année à 1,1 milliard de dollars en 2027. Une croissance de plus de 27 % par an, profitant à un nombre d’acteurs limité. Ce n’est pas pour rien que Ledger, qui est une entreprise française, a vu sa valorisation exploser. Elle est aujourd’hui estimée à 1,5 milliard d’euros, faisant de la société une licorne.

Toujours selon l’analyse de Research and Markets, le marché des portefeuilles physiques aurait de meilleures perspectives que celui des plateformes d’échanges de crypto-monnaies, estimé à 12,7 % par an jusqu’en 2027. Les revenus des cold wallet de type hardware atteindraient même 675 millions de dollars par an d’ici 2028. Actuellement, Ledger n’a que 5 millions de clients (tout comme Trezor), sur un marché où les données de la plateforme Crypto.com donnaient 295 millions de possesseurs de crypto-monnaies dans le monde.

Ledger investit

Avec une politique monétaire de moins en moins intéressante pour les investisseurs, les startups ont de plus en plus de mal à trouver des fonds en capital-risque. Dans le domaine crypto, les boîtes ne sont pas plus favorisées, à l’heure où beaucoup cherchent de l’argent frais pour survivre et non pour investir. Ledger ne fait pas partie de ces sociétés-là. Et avec les perspectives de son marché, la société française en profite. Selon Bloomberg, une levée de 100 millions de dollars est en approche. Dans ses futurs produits, une carte de paiement arrive. De quoi lui donner du pain sur la planche.

Symboliques, les conversations en interne sont unanimes. L’actualité récente autour du scandale Celsius a de quoi faire sourire. “Un nombre croissant d’investisseurs en crypto-monnaies cherchent à stocker eux-mêmes leurs avoirs au lieu de déléguer cette tâche à des tiers, suite aux récents problèmes de liquidité de la plateforme Zipmex et aux faillites du courtier Voyager Digital et du prêteur Celsius Network. Un désir accru de sécurité contribue également à stimuler l’activité de Ledger”, écrivait un journaliste de Bloomberg après avoir interrogé plusieurs personnes familières au dossier.

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