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Airbus et sept compagnies promettent d’enfouir 400 000 tonnes de CO2

Airbus a signé un partenariat avec sept des plus grandes compagnies aériennes. Au total 400 000 tonnes de carbone vont finir sous terre.

Quand on parle de réchauffement climatique, et plus précisément quand on fait la chasse aux mauvais élèves, les compagnies et constructeurs aériens sont tout en haut de la liste. En effet, le trafic aérien est souvent vu comme une pollution évitable et conséquente.

Si dans les faits l’impact du transport aérien dans la pollution mondiale est comparable à celui d’internet, les différentes actions écologiques prises contre le monde de l’aviation sont de plus en plus nombreuses. Conscient de ce désamour grandissant, Airbus, accompagné par sept compagnies aériennes parmi les plus influentes du monde, vient d’annoncer vouloir enfouir 400 000 tonnes de CO2 sous terre. À titre de comparaison, une tonne de CO2 correspond à 14 000 kilomètres effectués en voiture ou alors 19 aller-retour Paris-Bordeaux en train.

Cette mission a été confiée à la startup 1pointFive qui est spécialisée dans la captation et le stockage du CO2. Un premier site va d’ailleurs voir le jour au Texas. Il sera possible d’y stocker plus d’une mégatonne de CO2. Selon le président de la jeune entreprise américaine, ce site devrait être entièrement construit en 2024.

Réduire l’impact de l’aviation

Selon Jane Ashton, responsable du développement durable chez easyJet, cette idée de capter le carbone directement dans l’air est une technologie certes naissante, mais qui dispose d’un « potentiel énorme » dans l’avenir. Selon elle, il s’agit là d’un élément déterminant pour « notre chemin vers le net zéro ».

Car comme easyJet, Air France, Air Canada, IAG, Latam, Lufthansa et Virgin Galactic font partie du projet. Au total ce sont 8 entreprises (avec Airbus) parmi les plus grandes et les plus influentes du monde qui se sont rejointes dans ce partenariat inédit. Il faut dire que le temps presse, le dernier rapport du GIEC indique qu’il ne reste plus beaucoup de temps avant que la situation en soi désespérée.

Dans le monde de l’aviation, on salue cette première initiative et on rappelle que l’objectif est avant tout d’atteindre la neutralité carbone pour 2050, respectant ainsi les accords sur le climat signés à Paris en 2017. Pour Nicolas Chrétien, responsable durabilité et environnement chez Airbus « il n’y a pas de solution miracle pour arriver à la neutralité carbone en 2050 ».

Une idée qui ne fait pas l’unanimité

L’idée est avant tout de réduire les émissions le plus possible, bien qu’il faille reconnaître qu’il y aura toujours « des émissions résiduelles ». C’est là que la captation de carbone dans l’air prend tout son sens. Elle est censée venir compenser les émissions faites par le monde de l’aviation.

Si la technologie de la captation de carbone présente des résultats très intéressants, de nombreuses associations écologiques craignent que le système soit contre-productif, lui qui demande une grande quantité d’énergie pour se mettre en fonctionnement.

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