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Fintech

Après N26, Lydia quitte le Royaume-Uni à son tour

La start-up française affirme ne plus avoir les conditions réunies pour offrir un service optimal à sa communauté anglaise.

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Lydia
© Lydia

En 2017, l’application de paiement mobile Lydia faisait une entrée fracassante sur le sol anglais. Cyril Chiche, co-fondateur et PDG de la jeune pousse se félicitait des premiers résultats obtenus auprès de nos confrères du JDN : « le Royaume-Uni, pays où la concurrence est accrue est celui où nous avons démarré le plus fort ».

Migrer vers un compte euro

Depuis, il semblerait que le ciel britannique se soit assombri pour la start-up française. Nos confrères anglais de chez AltFi affirment que Lydia cessera toutes ses activités au Royaume-Uni à compter du 3 octobre prochain.

Depuis quelques heures, il n’est plus possible d’ouvrir un compte libellé en Livre sterling sur l’application. Par ailleurs, les utilisateurs ayant un compte en GBP sont invités à migrer vers un compte libellé en Euro pour continuer à utiliser le service.

Un message évasif envoyé à sa communauté fait état de « contraintes locales » qui l’ont obligé à terminer son expérience anglaise. Alors qu’elle se rêvait déjà comme le prochain acteur international du paiement, Lydia semble donc vouloir se concentrer sur le marché européen. C’est du moins l’objectif annoncé au moment de sa dernière levée de fonds de 40 millions d’euros en janvier dernier.

Avec le soutien du chinois Tencent, lui-même spécialiste du paiement mobile avec WeChat, la pépite française compte atteindre les 10 millions de clients à l’horizon 2021. Lors de son dernier tour de table, elle se targuait d’avoir conquis 3 millions d’utilisateurs pour son service, contre seulement 2 millions six mois auparavant.

Le Brexit à l’origine du retrait ?

En février, N26 quittait le marché britannique en laissant 200 000 clients sur leur faim. La start-up allemande pointait du doigt le Brexit comme le facteur principal ayant motivé sa décision. « Nous ne pourrons plus opérer normalement au Royaume-Uni avec notre licence bancaire européenne », se contentait d’affirmer un porte-parole de la licorne d’outre-Rhin.

Sans parler explicitement du Brexit, Lydia laisse également planer l’ombre de ce dernier : « en tant qu’acteur européen, nous devons nous adapter aux contraintes locales et malheureusement, le Royaume-Uni ne va plus nous permettre de garantir un service optimal ».

Le Brexit est-il réellement la cause de ces retraits ? Bon nombre de spécialistes remettent en cause cette motivation. Celle-ci est perçue comme une « excuse » facile pour justifier un échec sur un marché hautement compétitif. Ce scénario est d’autant plus crédible que le Brexit a été voté en juin 2016, avant même que N26 ou Lydia ne se lancent sur le marché britannique…

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