À peine vient-elle de chambouler l’industrie de l’intelligence artificielle (IA) générative que DeepSeek accélère déjà sur le développement d’une seconde itération de son modèle capable de raisonner.
R2 est en chemin
Selon Reuters, la startup chinoise travaille d’arrache-pied sur R2, le successeur de R1, son grand modèle. Initialement prévue pour le mois de mai, l’IA pourrait même être lancée plus tôt, indique l’agence de presse. Elle devrait jouir de capacités de codage renforcées, en plus d’être en mesure de raisonner dans d’autres langues qu’en anglais.
L’arrivée de ce nouveau modèle devrait encore mettre la pression sur les concurrents occidentaux de la jeune pousse, qui a littéralement secoué le secteur de l’IA en janvier avec R1. Car DeepSeek est parvenue à élaborer une IA aussi puissante qu’o1 d’OpenAI sans avoir accès aux puissantes puces d’IA de NVIDIA. Une prouesse que personne ne pensait possible.
En conséquence, de nombreux géants de la tech se sont effondrés en Bourse, les investisseurs craignant que d’autres entreprises dans le monde accélèrent leurs efforts pour développer leur propre IA. De quoi possiblement briser la mainmise des mastodontes américains de la filière.
Si certains d’entre eux comme Apple ou Microsoft ont salué le travail accompli par DeepSeek, d’autres, à l’instar d’OpenAI, semblent plus méfiants. L’enjeu est de taille dans un secteur qui devient de plus en plus compétitif.

Certains pays restreignent DeepSeek
En Chine, le succès de DeepSeek a galvanisé les autorités et entreprises, qui s’empressent d’intégrer ses modèles dans leurs produits. Pékin considère son nouveau fleuron comme une opportunité pour démontrer sa capacité à innover plus rapidement que les États-Unis, d’autant plus que les entreprises chinoises n’ont plus accès aux puces d’IA de pointe signées NVIDIA.
Tout est mis en œuvre pour inciter les villes, entreprises d’État et géants technologiques à tirer profit des IA de du champion local. En parallèle, des pays comme la Corée du Sud et l’Italie ont retiré DeepSeek de leurs magasins d’applications, citant des préoccupations liées à la vie privée. Des décisions qui pourraient entraîner des restrictions supplémentaires de la part des régulateurs occidentaux.
De son côté, la jeune pousse fonctionne davantage comme un laboratoire de recherche que comme une entreprise à but lucratif, avec une structure de gestion plate et une atmosphère collaborative. Un modèle qui la distingue de la plupart des sociétés privées du pays.
- DeepSeek accélère pour lancer son nouveau modèle capable de raisonner, R2, avant le mois de mai.
- La jeune pousse chinoise entend continuer sur sa lancée après avoir secoué l’industrie de l’IA.
- Le gouvernement chinois pousse pour l’intégration des modèles de DeepSeek dans les produits privés et publics du pays.
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