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Artemis 1 : la NASA retrouve de vieux démons avec l’hydrogène liquide

La NASA a, par le passé utilisé l’hydrogène liquide comme carburant, mais la fiabilité n’a jamais été au rendez-vous.

« 11 navettes spatiales ont dû quitter le pas de tir […] et deux d’entre elles l’ont fait deux fois de suite » a rappelé ce samedi l’astronaute français Thomas Pesquet, comme pour justifier l’annulation du vol de la mission Artemis 1, rendue publique quelques minutes plus tôt.

La navette spatiale a aussi rencontré des problèmes de fiabilité, pour les mêmes raisons qui bloquent aujourd’hui SLS et Artemis 1 au sol. Comme elles, la fusée est victime d’une fuite dans son réservoir d’hydrogène liquide.

Un problème connu depuis des décennies par la NASA

La gestion de ce gaz à un état liquide demande une température très précise (-256 °C) et un niveau de pression spécial du gaz pour le liquéfier. Autant de données qui sont très complexes à gérer et qui, au moindre petit détail de travers, peuvent mettre toute la mission en péril.

Lors de l’accident de Challenger en janvier 1986, ce n’est même pas le réservoir principal (rempli d’hydrogène liquide) qui a été victime d’une fuite, mais un booster externe qui fonctionne avec de la poudre. Le résultat a pourtant été dramatique. Alors quand samedi sur le pas de tir, les équipes de la NASA ont compris que le réservoir d’hydrogène liquide était victime d’une fuite, la messe était dite.

Bien qu’ils ont essayé par trois fois de mettre fin à cette fuite, ils n’ont réussi à rien, et après des heures de semi-silence radio, Charlie Blackwell-Thompson, directeur du lancement a décidé de mettre ce dernier en pause.

Prochain vol en octobre

Dans une conférence de presse qui a suivi peu après, la NASA a annoncé qu’elle n’allait pas retenter de faire voler sa fusée de si tôt. L’agence spatiale américaine veut apprendre de son erreur et se laisser le temps de corriger ce problème de fuite. Pour rappel, Artemis 1 aurait dû décoller le 29 août dernier, mais cette tentative avait été avorté à cause d’un problème de pression du carburant dans un moteur.

Lors du deuxième essai de la fusée, ce samedi 3 septembre, c’est donc le réservoir qui n’a pas tenu, forçant les équipes de la NASA à renoncer une nouvelle fois. Selon les premières informations données par la NASA, la prochaine fenêtre de tir devrait se situer en octobre. Ce décalage de quelques semaines ne devrait cependant pas avoir trop de conséquences sur la suite du calendrier, les prochaines missions n’étant prévues que pour mai 2024.

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11 commentaires
11 commentaires
  1. Et dire que certains veulent faire fonctionner des voitures à l’hydrogène (gazeux, certes), avec tous les problèmes de stockage (700 bars) et d’étanchéité que ça pose…

    1. Vous n’avez absolument rien compris sur le sujet : il ne s’agit certainement pas d’hydrogène cryogénique dans les voitures.
      Comme d’habitude, quand on parle d’un truc dont on ne connait rien, on dit des stupidités…
      Instruisez vous.

  2. On va finir par croire qu’ils n’ont jamais été sur la lune….
    Où est l’ancienne technologies ?
    De mémoire humaine j’ai jamais vue une technologie oublié en si peu de temps.
    C’est comme si Citroën n’arrivez plus à faire des moteurs….

    1. On pourrait vous expliquer, mais vous seriez incapable de comprendre puisque vous auriez déjà pu le faire depuis 1969.
      Si vous croyez qu’il suffit de ressortir de l’armoire une vieille fusée, c’est parce que vous ne savez pas du tout de quoi vous parlez.
      Ultracrépidarianisme classique de la population habituelle ce genre de site web…

  3. Ariane 5 fonctionne au LH2 et c’est une fusée très fiable.
    Cet article est fait par un pisse copie qui ne connait ABSOLUMENT rien au sujet et qui étale son ignorance crasse aux yeux de tous, sans honte…
    Bravo Tristan Carballeda !

  4. L’hydrogène que l’on va brûler dans nos moteurs thermiques ou plus hypothétiquement dans une PAC est à température ambiante.
    C’est l’extrême froid -260°C qui pose un très, un énorme problème.
    Les fuites à température ambiante sont toujours présentes et seront peut-être rédhibitoires. La molécule est si petite qu’elle passe partout.

Les commentaires sont fermés.