Les ventes de voitures en Europe viennent d’inscrire un sixième mois consécutif de croissance annuelle, avec des chiffres au plus haut depuis 5 ans. Pour marquer le tout, l’Union européenne vient, pour la première fois, d’écouler davantage de voitures 100 % électriques que de voitures à essence au mois de décembre 2025. L’électrique avait dépassé pour la première fois le diesel en octobre 2023.
Les chiffres, publiés ce mardi 27 janvier par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), ont été relayés par Reuters et présentent le résultat d’une percée mise en place en milieu d’année dernière. Le nombre de voitures 100 % électriques et de voitures à essence s’est retrouvé aux alentours de 210 000 unités écoulées d’un côté comme de l’autre.

Cette première est à la fois le fruit d’une envolée des ventes de voitures 100 % électriques, et une baisse des modèles à essence. Mais il faut bien le comprendre : les modèles à essence comptés ici sont ceux ne disposant pas d’hybridation, dont l’offre est en train de se réduire.
Mais la percée des voitures électriques est bien réelle, avec une part de marché en Europe qui atteint désormais 17,4 %, contre 13,6 % en 2024, et une hausse des ventes de 51 % en décembre. Le marché européen a représenté 10,8 millions de voitures vendues, dont près d’un million sur le mois de décembre (en hausse de 5,8 % d’une année sur l’autre).

Derrière les voitures 100 % électriques, l’ACEA enregistre aussi une hausse de 36,7 % des immatriculations de voitures hybrides rechargeables en Europe, et de 5,8 % pour des hybrides classiques. Toutes les motorisations électrifiées représentent 67 % des immatriculations en Europe en décembre 2025, contre 57,8 % en décembre 2024.
Des résultats mitigés chez les constructeurs automobiles
Chez les constructeurs, la bonne forme du marché européen n’a pas profité à tous. Si BYD excelle avec une hausse de 229,7 % de ses ventes en décembre, son concurrent Tesla a vu ses immatriculations chuter de 20,2 %. Volkswagen relève la tête avec 10,2 % de croissance, quand Stellantis annonce 4,5 %. Quant à Renault, ses ventes ont baissé de 2,2 % sur le mois.
À l’avenir, les constructeurs européens vont pouvoir compter sur l’Inde pour écouler davantage de voitures à essence. Grâce à un accord entre New Delhi et Bruxelles, les frais de douane en vigueur depuis des années vont baisser, de quoi inviter les marques à de nouveau exporter ou produire localement. Cela ne concernera que les modèles thermiques, cela dit, puisque l’Inde réserve encore la vente de voitures électriques à ses acteurs nationaux.
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