Passer au contenu

Batteries : avec l’aide de l’IA, les scientifiques ont produit des modèles 50% plus endurants

Les batteries sont une composante essentielle des voitures électriques, et elles pourraient devenir beaucoup plus durables avec cette découverte.

Si les voitures électriques ne sont toujours pas adoptées par le grand public, c’est pour trois raisons principales. La première concerne le prix du modèle neuf. Le deuxième, l’autonomie de la voiture et enfin, le temps de charge, jugé bien trop long pour une utilisation quotidienne.

Si les constructeurs tentent, modèle après modèle, de répondre à ces trois problèmes, un quatrième est en train de faire son apparition. Il est ici question de la durée de vie de la batterie en tant que telle. Si ce point est une source de travail pour les constructeurs du monde entier, de sérieuses avancées auraient été faites ces derniers mois.

Améliorer la durée de vie des batteries

Une récente étude, menée par l’entreprise canadienne Geotab, explique que les cellules des batteries auraient une plus grande durée de vie que d’autres composants de la voiture (comme le moteur). Mais une autre étude va encore plus loin, expliquant que ces batteries pourraient fonctionner à leur plein potentiel pendant près de 20 ans.

Ces recherches, menées par des professeurs de l’Université de Stanford aux États-Unis, et William Chueh en tête, ont été publiées il y a peu. Elles arrivent à la conclusion suivante : la toute première charge de la batterie, effectuée avant même la livraison de la voiture électrique, doit être faite avec un courant électrique très puissant.

Une première charge cruciale

Selon les scientifiques, cette première charge est très importante. C’est elle qui va fixer l’électrode positive et lui laisser, ou non, de l’espace. Or c’est justement ce vide créé par la première charge qui conditionne la recharge de la batterie dans le futur.

Les chercheurs pensent que ce courant très fort aurait d’autres conséquences positives. Dans tous les cas, les conséquences sont les mêmes, amenant à une batterie qui encaisse plus de cycle de recharge et qui se dégrade moins vite.

Une découverte faite par l’IA

Mais la grande nouveauté dans cette découverte, ce n’est pas la conclusion de l’étude en tant que telle, mais plutôt les personnes qui en sont à l’origine. Si les recherches ont été menées par le professeur William Chueh, ce dernier n’a pas hésité à utiliser l’intelligence artificielle pour répondre à plusieurs de ses questions et simuler tout un tas de possibilités.

Afin de prouver sa découverte, le professeur Chueh a mené de nombreux tests, sur plus de 180 batteries. Celles qui avaient eu le droit à une première charge puissante ont été capables d’encaisser 2500 cycles, contre 1500 pour les autres, chargées plus doucement.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech