Après la climatisation du futur, place à la bière. Dans les récentes prises de participation du milliardaire Bill Gates, un chèque de 848 millions d’euros vient d’atterrir chez Heineken. Le but : décrocher 3,8 % des parts de la société, pour lui et pour sa fondation Bill & Melinda Gates. En tout, 6,65 millions d’actions lui reviennent et 4,18 millions finiront dans le portefeuille de la fondation philanthrope.
La majeure partie des actions ont été achetées le 17 février dernier rapporte Bloomberg, sous supervision d’un organisme néerlandais, là où Heineken est coté en Bourse et possède son siège social (Amsterdam). Conséquence de la prise de participation, le cours de l’action a augmenté de plus de 8 % en moins d’un mois. Actuellement, la capitalisation boursière de Heineken est estimée à 56 milliards d’euros.
En 2015, Heineken prenait la seconde place des brasseurs mondiaux, avec une part de marché à 9,1 %. En 2020, sa présence augmentait encore à plus de 12 % mais jamais Heineken n’a pu aller se confronter à AB InBev, le Belge qui possède notamment Corona et Stella Artois, mais aussi de nombreuses autres marques en Europe, aux États-Unis, en Asie et en Afrique.
La question : pourquoi ?
On ne sait pas depuis quand Bill Gates réfléchissait à investir dans Heineken ni pourquoi voit-il une opportunité d’investissement. S’agirait-il purement et simplement d’un moyen de diversifier son portefeuille d’actions ? Un pari en sortie de crise sanitaire ? Heineken, en Bourse, est loin d’être une entreprise sous-évaluée. Son cours est même à son plus haut historique déjà.
En revanche, nous apprenons que sa prise de participation est arrivée au moment où Fomento Economico Mexicano SAB, un producteur de bière au Mexique, lâchait ses parts dans Heineken à hauteur de 3,7 milliards d’euros. Aux Pays-Bas, Bill Gates via sa fondation a également investi dans un épicier en ligne ainsi que dans un producteur d’engrais.
Dans ses plus gros investissements récents, on compte plusieurs technologies et solutions pour lutter contre le réchauffement du climat. C’est ainsi que Bill Gates investissait dans Rumin8, pour des aliments pour bovins à plus faible émission de méthane (à base d’algues rouges), mais aussi dans la climatisation du futur pour remplacer les technologies conventionnelles.
Rien de tout cela n’égale pourtant le montant qu’il a dépensé dans la bière Heineken. Une prise de parole et des explications seraient les bienvenues pour ne pas prendre l’annonce à demi (-mesure).
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.