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Cachés au fond des Pyrénées, le transport parisien de demain se prépare

C’est depuis les Hautes-Pyrénées que se prépare l’un des futurs maillons des transports franciliens. Pour plus de 150 millions d’euros, le constructeur espagnol CAF va y assembler les nouvelles rames de la ligne T13, un projet clé pour désengorger l’ouest de Paris.

Le réseau de transport de l’Île-de-France vit une transformation profonde. Et pour désengorger le centre de la capitale, la priorité est aussi donnée aux liaisons de rocade, qui connectent directement les banlieues entre elles. C’est notamment le cas de la ligne T13 du tramway francilien.

Mise en service à l’été 2022, elle réutilise l’empreinte historique de la Grande Ceinture Ouest afin de proposer une alternative fluide aux axes routiers saturés des Yvelines. Longue d’environ 19 kilomètres, la T13 relie la gare de Saint-Germain-en-Laye, terminus du RER A, à celle de Saint-Cyr-l’École, connectée au RER C et aux lignes N et U du Transilien.

Mais le tracé ne compte pas s’arrêter là. Une seconde phase de développement prévoit en effet un prolongement vers le nord, pour rejoindre la gare d’Achères-Ville en passant par Poissy. De quoi renforcer le maillage territorial et surtout, simplifier le quotidien de milliers de voyageurs. Et l’avenir de cette ligne se joue aujourd’hui… dans les Pyrénées !

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© Sergii Figurnyi / Shutterstock.com

150 millions d’euros pour fabriquer les rames au pied des montagnes

Car Île-de-France Mobilités a signé un contrat à hauteur de plus de 150 millions d’euros avec le constructeur ferroviaire espagnol CAF. Il porte sur la commande de 15 nouvelles rames de tram-train, qui doivent permettre d’absorber la hausse de la fréquentation et d’optimiser l’ensemble du service.

« L’objectif affiché est notamment de réduire les temps de trajet et d’augmenter la fréquence de la ligne. À terme, le projet prévoit une fréquence de 10 minutes aux heures de pointe. L’extension doit également améliorer les possibilités de correspondance avec le RER A, le RER E et le Transilien L, et introduire un matériel roulant moderne et fiable afin d’améliorer encore l’expérience des voyageurs », indique CAF.

Le fabricant s’appuie sur plusieurs sites stratégiques. Si les équipes de Saragosse en Espagne et de Reichshoffen dans le Bas-Rhin s’occupent de la conception, c’est bien l’usine de Bagnères-de-Bigorre, dans les Hautes-Pyrénées à proximité de Lourdes, qui réalisera l’assemblage final des rames. Avec plus de 200 salariés mobilisés, ce pôle devient ainsi un maillon essentiel pour le futur réseau francilien.

CAF se fe fait une place au milieu des géants

Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF), c’est son nom, s’impose comme un acteur incontournable du secteur ferroviaire européen face à des géants comme Alstom. Et la France est l’un de ses marchés hautement stratégiques.

Ce nouveau contrat vient ainsi concrétiser une dynamique déjà très favorable. Ces derniers mois, CAF a multiplié les succès sur le territoire français en remportant notamment la fourniture de dix trains Régiolis pour la région Nouvelle-Aquitaine ou encore la construction de 38 rames de tramway pour la métropole de Grenoble.

  • Île-de-France Mobilités investit plus de 150 millions d’euros auprès du constructeur espagnol CAF pour commander 15 rames de tram-train destinées au T13.
  • Ces nouvelles rames accompagneront le prolongement de la ligne vers Achères, augmentant la fréquence à 10 minutes en heure de pointe et facilitant les correspondances avec les RER A, E et le Transilien L.
  • Si la conception se partage entre l’Espagne et l’Alsace, l’assemblage final des rames sera réalisé dans les Hautes-Pyrénées, sur le site de Bagnères-de-Bigorre.

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