L’espace est grand, immense. Avec les capacités actuelles de nos fusées, il faut plusieurs années pour se rendre sur nos voisines Mars ou Vénus. Mais un périple aussi long à des conséquences sur les astronautes qui pourraient y prendre part. La NASA craint notamment que les astronautes, habitués à l’apesanteur pendant des mois, soient incapables de se déplacer une fois arrivés sur Mars.
Pour éviter cela, l’agence spatiale américaine réfléchit à deux solutions en parallèle. La première est d’intensifier (encore) le niveau et la charge d’entraînement sportif des astronautes au cours de leur voyage. En faisant beaucoup de sport durant leur périple, la perte musculaire pour les astronautes pourrait être assez limitée, leur permettant de marcher et de porter des charges une fois présentes sur Mars.
L’autre solution, envisagée par l’agence spatiale américaine, serait d’utiliser un autre moyen de propulsion pour ses fusées. En allant plus vite, la NASA n’aurait pas besoin de rajouter des entraînements à ses astronautes, le voyage étant moins long. cette option présente également des avantages sur le stockage des vivres et des produits de première nécessité.
Pour aller encore plus vite que ne le fait une fusée SLS (capable de rejoindre la Lune en quelques jours), la NASA voudrait utiliser la puissance de l’atome. En construisant un moteur nucléaire, la force des fusées serait démultipliée. La start-up Pulsra Fusion vient d’ailleurs de mettre au point une chambre à fusion de 9,8 mètres de long.
Un temps de voyage réduit de moitié
Sur le papier elle serait capable de délivrer une poussée assez importante pour aller sur Mars en 60 jours (contre plus de 9 mois avec une fusée comme SLS). Le développement de ce nouveau moteur unique en son genre avance bien et l’entreprise espère pouvoir faire des démonstrations nucléaires en orbite dès 2027.
Richard Dinan, PDG de la jeune société, explique que ses moteurs sont déjà capables d’offrir une vitesse de poussée de 40 kilomètres par seconde dans le vide. Avec un développement poussé dans les prochaines années, il voudrait atteindre les 300 kilomètres par seconde, soit 1 % de la vitesse de la lumière.
En plus de faire avancer le vaisseau spatial dans l’espace, le moteur nucléaire de Pulsar Fusion serait capable d’alimenter électriquement l’habitacle durant toute la durée du vol.
De nombreux avantages, mais un gros défaut
Face à tous ces avantages, on se demande presque pourquoi la propulsion nucléaire n’est pas la norme dans le monde spatial. Elle permet d’avoir des fusées plus légères (il ne faut pas de carburant ou très peu), autonomes énergiquement et ultrarapides.
Mais ces fusées ont une mauvaise réputation. Comme tout ce qui touche de près ou de loin à la puissance de l’atome, les deux bombes d’Hiroshima et de Nagasaki, au même titre que les accidents de Tchernobyl et Fukushima sont des puissants rappels des dangers du nucléaire.
C’est cette peur de l’accident qui a ralenti, et qui freine encore aujourd’hui, le développement des propulsions de nouvelle génération. Même la NASA, qui pourrait beaucoup y gagner, utilise des pincettes pour traiter cette question. L’agence spatiale américaine a ouvert des financements dans son dernier plan budgétaire à des expérimentations sur la propulsion nucléaire, mais une fusée allant à 1 % de la vitesse de la lumière reste de la science-fiction.
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“[…] il voudrait atteindre les 300 kilomètres par seconde, soit 1 % de la vitesse de la lumière.”
1/1000 ou 0.1% de la vitesse de la lumière (~300000 km/s), ce qui est déjà fabuleux.
Bonjour, la vitesse de la.lumieee étant d’environ 300 000 km/s, 1% de cette vitesse équivaut à 3000 km/s et non 300km/s
Un jour j’ai fait du vélo et c’était très dangereux parceque j’étais en équilibre sur 2 roues seulement !
Oh ! bin la NASA a peur du nucléaire aussi parceque c’est dangereux !!!
Nan mais vous venez d’arriver sur la planète ou quoi !!!???