Passer au contenu

Ces chercheurs français ont pu retrouver l’identité du leader de QAnon

Des recherches linguistiques ont permis de percer ce mystère.

Vouloir décrire simplement QAnon relève de la gageure, tant ce mouvement est hétéroclite. On peut toutefois dire qu’il prend racine sur le forum 4Chan en 2017 avec des messages d’un mystérieux Q. Une des idées à retenir de cette théorie conspirationniste est qu’une vaste organisation criminelle pédophile sataniste est sur le point d’être arrêtée. Elle comprendrait des personnalités très influentes de la gauche américaine telles que Barack Obama ou Hillary Clinton, mais aussi des stars d’Hollywood et des médias.

La stylométrie et l’IA mobilisées pour retrouver le leader de QAnon

L’histoire s’est depuis largement diversifiée, et elle englobe des thèmes d’actualité liés aux vaccins, au port du masque, ou encore à Bill Gates… Le mouvement essaime un peu partout et notamment en France où certains leaders se sont constitués un business très lucratif autour de ces insinuations infondées.

Depuis le début, nombreux sont ceux qui tentent de retrouver la personnalité qui se cache derrière le mystérieux Q. Deux groupes de chercheur français et suisses affirment justement l’avoir identifié. Il ne s’agirait pas d’un seul mais de deux individus : Paul Furber, un développeur sud-africain, et Ron Watkins, actuellement candidat au Congrès en Arizona et fervent supporter de Donald Trump. À noter que les deux intéressés nient en bloc.

Pour parvenir à retrouver l’identité de ces deux leaders, les scientifiques ont travaillé d’arrache-pied. Côté tricolore Florian Cafiero et Jean-Baptiste Camps se montrent très confiants dans leur découverte et estiment que leur système d’apprentissage automatique a identifié Paul Furber et Ron Watkins avec un niveau de certitude compris entre 98 et 99 %.

Pour parvenir à ce niveau, le New York Times explique que les chercheurs ont entraîné une IA permettant d’identifier certains modèles récurrents dans l’écriture de Q. La stylométrie a déjà fait ses preuves par le passé en permettant notamment de repérer qu’un écrivain méconnu qui opérait sous le pseudonyme de Robert Galbraith n’était autre que J.K. Rowling, la créatrice de la saga Harry Potter.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech