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Cette compagnie sera bientôt la première à faire voler des avions électriques

Harbour Air vient de réaliser son premier test grandeur nature d’une liaison aérienne courte opérée sur un avion entièrement électrique.

La compagnie aérienne Harbour Air est déjà la compagnie d’hydravions numéro 1 en Amérique du Nord. La firme revendique plus de 500 millions de passagers transporté via quelques 30 000 vols par an. Alors que le marché de l’aviation électrique n’existe pas vraiment encore, Harbour Air a pris dès 2019 une décision étonnante : devenir la première compagnie aérienne au monde 100% électrique.

Pour cela, la compagnie a commencé à transformer sa flotte d’hydravions actuelle – des petits engins dotés de six places pour les rendre électriques. Un petit exploit, car simplement remplacer les moteurs et réservoirs par de l’électrique est beaucoup plus compliqué qu’il n’y paraît. Rien n’est aussi dense énergétiquement que le pétrole et les énergies fossiles. Et les propulseurs thermiques de dernière génération sont particulièrement efficients.

Harbour Air s’est associé à MagniX pour transformer sa flotte actuelle d’hydravions

Pour relever ce défi, il a donc failli que Harbour Air se trouve un partenaire. La firme MagniX leader de l’aviation électrique en Amérique du Nord, a donc décidé de relever le défi. Ce qui s’est traduit par un premier vol expérimental d’un De Havilland Beaver de la firme modifié en décembre 2019. Les tests ont continué depuis avec en ligne de mire une certification des autorités d’aviation américaine (FAA) et canadienne (Transport Canada).

Harbour Air a néanmoins franchi une nouvelle étape le 17 août 2022 : la firme a mené avec succès le test d’une liaison aérienne courte (72 km entre le terminal Harbour Air de Fraser River et Patricia Bay à Vancouver), qui pourrait être l’une des premières liaisons entièrement électrifiées. Le vol a duré au total 24 minutes. Bien sûr, Harbour Air, est une petite compagnie aérienne si on la compare à Delta, American Airlines ou Air France – KLM.

Néanmoins ce qui est intéressant, c’est que Harbour Air montre que même en l’absence de solution technique déjà sur le marché, il semble déjà possible en 2022, au travers de partenariats, de transformer une flotte existante vers de l’électrique. Si Harbour Air parvient au terme de sa transition, tout en démontrant sa rentabilité après cette décision stratégique, les mentalités du secteur pourraient accélérer leur adhésion à un avenir électrique.

Reste tout de même un autre problème : électrifier de petits avions comme ceux de Harbour Air est une chose. Passer de Boeing 737 et Airbus A320 (les deux avions historiquement les plus populaires auprès des grandes compagnies aériennes) à des versions électriques demandera encore du temps et beaucoup d’innovations. Il y a d’un côté la question du stockage de l’énergie : les batteries actuelles ont en effet une densité énergétique trop faible.

Lire aussi – Le plus gros avion électrique vient de réussir son premier vol

Ce qui pourrait favoriser des alternatives, comme par exemple l’hydrogène. Mais il faut souligner que de nombreuses technologies restent encore à inventer, notamment un équivalent électrique des réacteurs thermiques actuels qui soit réellement efficient et viable commercialement.

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2 commentaires
2 commentaires
  1. Pour remplacer les réacteurs qui ont besoin d’une substance à éjecter pour produire la poussée, on pourrait réfléchir au mode de propulsion des soucoupes volantes qui est sans doute d’origine électrique.

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