- Les batteries de smartphones peuvent être recyclées pour produire des batteries de voitures électriques
- D’après une estimation, 166 iPhone devraient être recyclés pour avoir le cobalt nécessaire à une batterie de Tesla Model Y
- Les mobiles (dont les smartphones) devenus des déchets en 2022 se compteraient en milliards, selon une estimation du WWEE Forum
Afin d’assurer la transition énergétique, nous aurons besoin d’énormément de batteries, pour les installations solaires, les véhicules électriques, etc. Et alors que des entreprises extraient les matériaux des gisements, d’autres se tournent vers nos tiroirs. Les batteries de smartphones peuvent être recyclées afin d’en extraire des matériaux, qui pourront ensuite servir à produire de nouvelles batteries pour les voitures électriques. Des entreprises, dont Redwood Materials, créé par JB Straubel, co-fondateur de Tesla, en font déjà une spécialité.
Et si vous vous demandez combien de batteries de smartphones il faut recycler pour fabriquer une batterie de voiture électrique, on a une estimation. Dans un article publié en 2021, Bloomberg a calculé que pour obtenir le cobalt nécessaire à la fabrication d’une batterie de Tesla Model Y, il faudrait recycler 166 iPhone. En revanche, extraire le lithium serait moins intéressant pour une voiture électrique. En effet, 6 147 iPhone devraient être recyclés pour obtenir suffisamment de lithium pour la voiture électrique, toujours d’après ces calculs.
Comme le rapporte le magazine Forbes, dans un article publié en décembre, ces estimations ont été reprises par la chercheuse Jessica Durham Macholz, du ReCell Center, une entité dont les travaux sur le recyclage des batteries sont financés par le gouvernement américain. “Il ne faudrait peut-être que 30 ménages pour obtenir suffisamment de matériel pour faire une partie d’une batterie de VE”, a-t-elle déclaré durant un panel, selon Forbes.
Une importante source de matériaux pour les batteries
Aux États-Unis, la société Redwood Materials récupère déjà les vieux appareils électroniques, afin d’en extraire les matériaux utilisables pour fabriquer de nouvelles batteries. Celle-ci affirme qu’elle peut recycler 95 % des principaux matériaux de ces batteries. Et aujourd’hui, l’activité serait déjà profitable, selon Straubel.
We're launching our consumer program with @Audi to recycle rechargeable batteries. Redwood recycling bins will be at select Audi dealerships across the U.S., helping to collect old consumer devices and lithium-ion batteries to build more sustainable EVs https://t.co/mJX4X0t8gN pic.twitter.com/mJTU5FTRCn
— Redwood Materials (@RedwoodMat) November 10, 2022
En tout cas, nos tiroirs sont de véritables mines, pour les fabricants de batteries, alors que la demande explose. Des études essaient déjà d’estimer la quantité de déchets électroniques que nous conservons (mais qui pourraient être recyclés). Par exemple, selon une étude du WEEE Forum, sur les 16 milliards de mobiles (smartphones inclus) que nous possédions en 2022, 5,3 milliards sont devenus des déchets.
Néanmoins, en ce qui concerne le cobalt, il est possible de fabriquer des batteries de voitures électriques sans celui-ci. Récemment, Ford a annoncé l’utilisation de batteries LFP. Alors que les batteries NCM ou nickel, cobalt et manganèse permettent d’avoir plus de puissance et d’autonomie, les batteries LFP sont moins chères, car les matériaux sont moins rares. De plus, les LFP ou lithium, fer et phosphate se chargent plus vite et peuvent avoir une plus longue durée de vie. La stratégie de Ford est de proposer ces deux types de batteries, et de laisser le client choisir la technologie qui convient à ses trajets.
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