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Comment Starlink reste champion de l’internet par satellite (et continue de creuser l’écart)

Starlink a installé 398 nouveaux satellites pour le seul mois de mai 2025. Une performance impressionnante qui lui permet de rester leader incontesté de l’internet par satellite.

Depuis son lancement, Starlink, le service d’accès à Internet par satellite développé par SpaceX, ne cesse de bouleverser le secteur des télécommunications mondiales. Grâce à une stratégie d’expansion accélérée et des innovations technologiques majeures, l’entreprise d’Elon Musk s’impose aujourd’hui comme le leader incontesté de l’Internet par satellite, laissant ses concurrents loin derrière. Et ce n’est pas près de s’arrêter.

Le mois de mai 2025 a marqué un nouveau tournant dans la course à l’Internet spatial. En l’espace de quelques semaines, Starlink a procédé à 15 lancements de fusées, mettant en orbite pas moins de 398 nouveaux satellites. Ce rythme effréné porte le nombre total de satellites opérationnels à 7 556, un chiffre qui donne le vertige et illustre la puissance industrielle de SpaceX. À titre de comparaison, Amazon, avec son projet Kuiper, ne compte actuellement que 27 satellites en orbite, tandis que la constellation européenne d’Eutelsat plafonne à un peu plus de 600 satellites.

Cette capacité à multiplier les lancements repose sur la maîtrise de la chaîne de production et de lancement, rendue possible par la réutilisation des lanceurs Falcon 9 et l’intégration verticale des processus industriels chez SpaceX. Starlink bénéficie ainsi d’une agilité et d’une cadence de déploiement que ses concurrents peinent à égaler.

Des innovations pour creuser l’écart

Au-delà de la quantité, Starlink mise aussi sur la qualité et la diversification de ses services. Parmi les satellites récemment lancés, 372 sont dédiés à l’accès Internet traditionnel, ce qui lui permet d’augmenter la couverture et la capacité du réseau. Mais l’innovation la plus marquante réside dans les 26 satellites dits « direct-to-cell » : ces engins sont conçus pour permettre la communication directe entre téléphones portables et satellites, sans passer par des antennes terrestres. Concrètement, cela signifie que des appels et des SMS pourront être passés depuis n’importe quel endroit du globe, même dans les zones les plus reculées, là où aucune infrastructure mobile n’existe.

Cette avancée technologique vise à éradiquer les fameuses « zones blanches », ces territoires sans couverture mobile ou Internet, qui subsistent encore dans de nombreux pays, y compris dans les économies développées. En misant sur cette connectivité universelle, Starlink entend non seulement élargir sa base d’utilisateurs, mais aussi ouvrir la voie à de nouveaux usages, notamment pour les professionnels itinérants, les secours d’urgence, ou encore les populations isolées.

La concurrence à des années lumières

Face à cette déferlante, la concurrence tente tant bien que mal de suivre le rythme. Amazon ambitionne de déployer 3 000 satellites pour son projet Kuiper, mais n’en est qu’aux balbutiements, avec seulement 27 satellites lancés à ce jour. La Chine affiche des ambitions encore plus grandes, avec une constellation de 15 000 satellites prévue d’ici 2030, mais table sur seulement 648 satellites d’ici la fin 2025. Quant à la solution européenne Eutelsat, elle reste loin derrière le géant américain avec ses quelque 600 satellites.

Cette avance considérable risque de se creuser avec le temps. En effet, plus la constellation est dense, plus la qualité de service s’améliore, en termes de débit, de latence et de couverture. Starlink accueille donc plus de clients, génère plus de chiffre d’affaires et ainsi financer d’autres investissements afin de creuser l’écart. Surtout, l’expérience acquise par SpaceX dans la gestion et la maintenance d’une flotte aussi vaste constitue un atout inestimable pour anticiper les défis techniques et réglementaires à venir.

  • Starlink accélère son avance avec plus de 7 500 satellites en orbite, loin devant ses concurrents.
  • L’innovation « direct-to-cell » promet une couverture mobile universelle, même dans les zones blanches.
  • La concurrence (Amazon, Chine, Europe) reste très en retard, consolidant la position dominante de Starlink.

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Par : Opera