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Comment Tesla gagne de l’argent en 2022

Tesla a enregistré 16,9 milliards de dollars de revenus cet été. Mais d’où provient cet argent ? Pas uniquement de ses voitures…

Tesla ne vend pas seulement des Model 3 et des Model Y, même si ces deux voitures électriques figurent aujourd’hui comme ses plus gros succès et ses principales sources de revenus. Sur les trois derniers mois, un record de 366 000 voitures ont été produits. En hausse de 8 % en Bourse, Tesla devrait présenter un bénéfice d’exploitation avec une croissance de 50 % d’un trimestre à l’autre grâce à ces très bons résultats.

Mais comment le constructeur Tesla gagne-t-il de l’argent ? Avec de tels volumes de production, la réponse semble toute trouvée. Mais Tesla ne peut pas peser plus de 680 milliards de dollars en Bourse en livrant “seulement” un million de voitures, à l’heure où Toyota pèse pour 298 milliards de dollars avec une production dix fois plus grosse. En réalité, si ses voitures représentent 96 % de ses profits, elles pèsent pour 85 % de son revenu total. 15 % reviennent à ses autres activités, et voici lesquelles.

D’où proviennent les revenus de Tesla ?

Au trimestre dernier, Tesla a enregistré 16,9 milliards de dollars de revenus. Parmi eux donc, l’automobile et la vente de ses quatre modèles électriques représentent 14,6 milliards de dollars. Viennent ensuite deux autres catégories bien mises en avant par l’entreprise. Il y a la production et le stockage électrique, qui représentent 5 % des revenus totaux, pour 866 millions de dollars générés au second trimestre. Enfin, pour une part de 9 %, Tesla intègre ses “services et autres”, qui regroupent les services dans les ateliers, les réparations hors garantie et la vente de véhicules d’occasion.

  • Automobile : 86 % de part des revenus pour 14,6 milliards $
  • Services et autres : 9 % de part des revenus pour 1,47 milliard $
  • Production et stockage d’énergie : 5 % de part des revenus pour 866 millions $

La production et le stockage énergétique sont un volet important pour Tesla. Ses perspectives sont nombreuses alors que la marque permet aujourd’hui de créer des “centrales électriques virtuelles”. Sur de nombreux marchés, chez les professionnels comme chez les particuliers, le stockage électrique devient important. Pour beaucoup de municipalités également, c’est un moyen de mieux gérer les ressources et prévenir des potentielles pannes.

Cela dit, chaque activité de Tesla n’est pas aussi profitable. Le bénéfice brut dégagé avec ses voitures est aujourd’hui bien plus important que le reste. Nous nous retrouvons donc avec une répartition bien plus inégale au second trimestre :

  • Automobile : 96,4 %
  • Prestations et autres : 2,3 %
  • Production et stockage d’énergie : 1,3 %

L’avenir de Tesla et de ses revenus

Faut-il donc en conclure que Tesla ne gagne de l’argent et créé sa valorisation qu’à travers ses quatre modèles commercialisés ? Oui et non.

Oui, car d’un côté, c’est sur ce point qu’elle réalise l’intégralité de ses bénéfices. Et que la production va continuer à augmenter au fur et à mesure que les usines se déploient dans le monde et que la demande grossit. L’arrivée de nouveaux modèles est aussi un volet important. Tesla prépare l’arrivée du Tesla Semi, son camion aux dizaines de milliers de précommandes, et son Cybertruck.

Mais Tesla n’ambitionne pas seulement de vendre des voitures. Son activité dans l’énergie est loin de rester marginale et Elon Musk a montré, lors de sa dernière conférence “AI Day”, que la commercialisation d’un robot humanoïde arrive. Enfin, la mobilité passera en grande partie par l’autopartage et les robotaxis chez Tesla, qui ne verra plus forcément ses voitures comme des produits, mais comme des services. Pour cela, il faut encore que la marque règle ses problèmes de conduite autonome, qui l’ont entraîné à multiplier les retards.

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