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Des batteries pour voitures électriques made in France : pénétrez dans la gigantesque usine du chinois Envision à Douai

Comment la France apprend-elle à fabriquer ses propres batteries électriques ? Immersion à Douai, où des techniciens chinois transmettent leur savoir-faire dans une nouvelle usine géante.

À Douai, la gigafactory du géant chinois AESC Envision a exceptionnellement ouvert ses portes aux caméras de TF1, de quoi nous offrir un aperçu inédit des coulisses de la fabrication de batteries électriques made in France. Implantée juste en face du site historique du groupe Renault, cette usine gigantesque constitue l’un des piliers stratégiques de la « Battery Valley » en région Hauts-de-France.

Son objectif : produire localement des cellules et modules de batteries pour les modèles phares de la marque au losange, à commencer par la Renault 5 E-Tech et la R4. Une manière de réduire la dépendance de la France aux importations asiatiques, tout en optimisant l’empreinte carbone et les coûts logistiques.

Un procédé ultra technique

Ainsi, la moitié des 1 500 salariés du site évoluent dans des salles blanches ultra contrôlées. Pour y accéder, il faut passer par un sas et une douche d’air comprimé pour se désinfecter, car éliminer la poussière et l’humidité est primordial pour préserver les cellules de batteries.

À l’intérieur, des rouleaux de cuivre et d’aluminium d’environ 400 kilos défilent dans un labyrinthe de machines automatisées. Ces films métalliques extrêmement fins, de l’épaisseur d’un dixième de millimètre, sont imprimés avec du Nickel-Manganèse-Cobalt sous forme liquide. Puis ils sont découpés et empilés

À l’intérieur, le processus repose sur une précision extrême. Des rouleaux de cuivre et d’aluminium d’environ 400 kilos défilent dans un labyrinthe de machines automatisées. Ces films métalliques extrêmement fins, de l’épaisseur d’un dixième de millimètre, sont imprimés avec du Nickel-Manganèse-Cobalt sous forme liquide. Ils sont ensuite découpés puis empilés.

Une fois assemblées et sécurisées, ces cellules sont regroupées en modules compacts de 50 kilos chacun. Elles sont ensuite directement acheminées pour être installés sous le plancher des véhicules.

L’usine recrute

Le procédé est si complexe et émergent en Europe, que 200 experts chinois sont présents au sein de l’usine. Ils forment les équipes locales et supervisent la montée en puissance de la ligne de production. En parallèle, la société continue de recruter, et cherche à signer 200 nouveaux CDI dans les six prochains mois, dont une quarantaine de postes ciblés sur la maintenance technique.

Pour rappel, le Vieux Continent cherche à réduire sa dépendance quasi totale vis-à-vis de l’Asie pour les cellules de batteries. Cette usine a ainsi bénéficié d’une aide à hauteur de 48 millions d’euros de la part de l’Union européenne (UE). Au total, le groupe chinois Envision a investi la bagatelle de 2 milliards d’euros pour la faire sortir de terre.

  • L’usine géante d’AESC Envision à Douai a ouvert ses portes à TF1, révélant la fabrication ultra-technique de ses batteries.
  • Environ 200 experts chinois forment actuellement les équipes locales et de nouvelles recrues pour ancrer ce savoir-faire en France.
  • Le site monte en cadence pour fournir les batteries des Renault 5 et 4, directement assemblées en face.

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