C’est une enquête de l’ONU qui devrait faire réagir. Ce jeudi 17 septembre, une mission internationale d’établissement des faits sur l’Iran a estimé qu’il y avait « des motifs raisonnables » de croire que des crimes de guerre ont eu lieu à Minab, en février dernier où près de 120 élèves ont été tués, tandis que leur établissement était clairement identifiable, selon trois enquêteurs qui ne souhaitent pas s’exprimer au nom de l’organisation internationale.
« À la suite des attaques américaines et israéliennes du 28 février, la mission a estimé qu’il existait des motifs raisonnables de croire que les États-Unis avaient commis le crime de guerre consistant à lancer des attaques indiscriminées entraînant la mort ou des blessures de civils ou des dommages à des biens de caractère civil », ajoute l’ONU dans un communiqué.
Comme le précise la RTS, un autre frappe réalisée avec des missiles de précision avait également dispersé des nuages de tungstène sur des infrastructures civiles à Lamerd et fait plus de 20 morts. Ces deux attaques sont évoquées dans ce rapport.
Le régime iranien accusé de crimes contre l’humanité
Pour l’heure, les autorités américaines n’ont pas encore réagi à ce rapport explosif. Par le passé, Donald Trump avait nié ces accusations. Cela dit, une enquête interne de l’armée de l’Oncle Sam aurait estimé qu’elle était probablement responsable de cette attaque, même si le Pentagone rejette publiquement cette version.
Signalons aussi que ce texte incrimine le régime de Téhéran. Ces dernières années, la Mission avait ainsi déjà accusé le gouvernement iranien de crimes contre l’humanité. La violence de la répression face aux protestations de fin 2025 et de 2026 a pris une ampleur inédite avec un usage massif d’armes mortelles. De mars à août, près de trente personnes liées aux rassemblements ont été exécutées. Plus de soixante-dix risquent le même sort sous peu, d’après les enquêteurs.
Toutes les régions du pays ont subi cette violence, même si le bilan était très lourd à Téhéran et dans quatre autres villes. Les forces de sécurité tiraient depuis des toits et ciblaient les foules avec des armes d’assaut.
Des enfants de deux ans ont péri. Elles auraient aussi visé des centres de santé et arrêté et battu des protestataires soignés pour leurs blessures. À noter que ce bilan reste timide à côté de celui de l’ONG Iran Human Rights basée en Norvège, qui estimait à 2500 morts le bilan de la répression selon un décompte du 13 janvier dernier.
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