Non, il ne s’agit pas du synopsis d’un prochain film d’espionnage à sensation. Dans un tout petit village en Haute-Garonne, une potentielle espionne chinoise a été arrêté par les services secrets français. Rien ne laissait imaginer qu’une opération d’espionnage satellitaire se déroulait derrière cette maison blanche tout ce qu’il y a de plus classique au bord d’une petite route d’une zone rurale à moins de 100 kilomètres de Toulouse.
Le média Intelligence Online, spécialisé dans les sujets liés aux services de renseignement, raconte ce qui est probablement l’une des plus grandes opérations d’espionnage ayant visé l’Hexagone au cours de ces dernières années.
Une drôle d’antenne qui vend la mèche
Dans un petit village de Haute-Garonne, une antenne de plus de 7 mètres apparaît sur le balcon d’un immeuble occupé par un couple en apparence sans histoire. Face à la curiosité des voisins, les propriétaires expliquent simplement qu’ils font des recherches pour la NASA. Mais originaire de Chine, la femme est surtout une ancienne employée de l’Académie chinoise de technologie spatiale.
Cette entreprise d’État participe au développement des missiles chinois. De plus, la femme est la présidente d’une société possiblement écran et filiale d’une entreprise chinoise spécialisée dans l’opération de station de communication par satellite. Celle-ci est régulièrement pointée du doigt, soupçonnée d’espionnage à travers le monde.
C’est ainsi qu’en 2022, des officiers de la Direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD) s’intéresse à cette curieuse antenne qui n’a rien de classique. Effectivement, le village, et ses 1653 habitants, se trouve très proche du téléport d’Issus Aussaguel, le centre de télécommunications qui pilote les satellites d’observation de la Terre conçus par Airbus et Thales.
Pas de doute : l’antenne est tout à fait en capacité d’intercepter les communications entre le téléport et les fameux satellites. D’autant qu’en creusant un peu plus, les enquêteurs réalisent que l’antenne est réglée sur les bonnes fréquences de communication.
Malgré des mois d’enquête, croisant les informations et surveillant la femme continuellement, les services secrets n’ont pas pu prouver la collecte illégale d’informations ni leur transmission à une puissance étrangère, en l’occurrence la Chine.
Malgré tout, les enquêteurs sont persuadés qu’il est bien question d’une opération d’espionnage économique. Finalement, la justice a reconnu l’illégalité de l’installation de cette antenne. Faute de mieux. Celle-ci a donc été démontée tandis que la maison semble dorénavant vide.
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