Lundi s’est ouvert aux États-Unis un procès majeur, puisque les dirigeants de Tesla sont sur le banc des accusés. En effet, un actionnaire minoritaire, Richard Tornetta, suggère que ceux-ci ont failli à leurs engagements en accordant une trop large rémunération à Elon Musk lors de la programmation de stock options en 2018. Celles-ci accordent l’équivalent de plus de cinquante milliards de dollars de titres au numéro un en échange de sa bonne gestion de la société. Une initiative s’étalant tout de même sur une période longue de dix ans.
Selon le magazine spécialisé Forbes, Elon Musk est à ce jour en tête des plus larges fortunes de la planète, contrôlant environ 219 milliards de dollars à cinquante-et-un ans passés. Juste derrière, on retrouve Jeff Bezos (Amazon) avec 171 milliards de dollars, suivi de près par l’empire français du luxe de Bernard Arnault (158 milliards de dollars). Bill Gates est quatrième avec 129 milliards de dollars au compteur.
Un plan de rémunération tout à fait justifié, selon la défense
En réalité, il semble que le dossier soit largement en faveur d’Elon Musk. Et pour cause : comme détaillé depuis le début, ce sont les performances de Tesla qui débloquent les milliards attendus par le “cofondateur”. Or, il se trouve que celles-ci sont au beau fixe, si bien qu’il peut effectivement se vanter d’avoir atteint déjà la plupart des objectifs du contrat. Alors, certes, le cours de TSLA accuse une dégringolade historique depuis près d’un an, mais les scores fixés à Musk ont été battus bien avant.

Ou plutôt : fixés par Musk. En effet, parmi ce que lui reprochent les avocats de Richard Tornetta, on retrouve des soupçons de pression sur les différents membres du board ayant approuvé ces revenus. La position de leader de celui qui développe aussi SpaceX, The Boring Company et désormais Twitter l’affiche ainsi comme un homme à qui il est difficile de dire non. Au risque de se voir purement et simplement remercié.
Question de service
Un autre argument reste toutefois dans le viseur de la juge, Kathaleen McCormick, qui avait également arbitré le procès entre Elon Musk et le réseau social qu’il vient de s’offrir. Il s’agit bien sûr de celui du confort : c’est en octroyant les meilleurs avantages possibles à la direction que celle-ci peut se concentrer au mieux sur les tâches qui lui incombent.
Ainsi, un patron qui n’a pas à se soucier de l’organisation de son temps libre (transport, congés, hébergement, services…) aura forcément l’esprit plus clair au travail. Un indispensable pour gérer une entreprise correctement, surtout lorsque celle-ci chapeaute des volumes de l’ordre de celui de Tesla.
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Mouais. Quand on voit sa gestion de Twitter, on peut avoir de sérieux doutes sur le fait que c’est sur lui que repose les résultats de Tesla