En trois mois, Facebook a supprimé 583 millions de comptes fake

Facebook évoque sa lutte contre la création de comptes fake sur le réseau social.

Les comptes fake font partie des grands fléaux du web, et c’est aussi l’un des principaux outils utilisés pour propager les spams et la désinformation. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’aujourd’hui, Facebook (avec 2 milliards d’utilisateurs dans le monde) semble mieux armé pour détecter et supprimer ces comptes.

Il y a quelques semaines, le numéro un des réseaux sociaux a publié le document interne que ses modérateurs utilisent pour supprimer des publications et des comptes, afin d’appliquer les règles de sa communauté.

Aujourd’hui, Facebook publie des statistiques sur l’application de ces règles

On apprend que rien qu’au premier trimestre 2018, le réseau social a désactivé 583 millions de comptes fake. D’après Guy Rosen, VP of Product Management, la plupart de ces comptes ont été désactivés « dans les minutes qui ont suivi l’enregistrement ». « Cela s’ajoute aux millions de tentatives de création de faux comptes que nous empêchons tous les jours sur Facebook », ajoute-t-il. « Globalement, nous estimons qu’environ 3 à 4% des comptes Facebook actifs sur le site pendant cette période étaient encore faux ».

Sur cette même période, Facebook aurait aussi retiré 837 millions de spams et d’après le réseau social, presque 100 % de ces publications ont été détectées sans aucun signalement de la part des utilisateurs.

Il reste du progrès à faire

Mais si Facebook met en avant ces statistiques, il évoque également des difficultés. « […] les technologies comme l’intelligence artificielle, bien que prometteuses, sont encore loin d’être efficaces contre la plupart des mauvais contenus parce que le contexte est très important », admet Guy Rosen. « Par exemple, l’intelligence artificielle n’est pas encore assez bonne pour déterminer si quelqu’un pousse à la haine ou décrit quelque chose qui lui est arrivé afin qu’il puisse sensibiliser la population au problème ».

Selon le responsable de Facebook, la technologie est prometteuse mais nécessite de larges quantités de données pour entraîner les systèmes à reconnaître des comportements. Et pour certaines langues, celles qui ne sont pas largement utilisées, ainsi que pour certains types d’abus qui ne sont pas souvent signalés par les utilisateurs, ces données manquent. Facebook évoque aussi des « adversaires sophistiqués » qui changent tout le temps de modes opératoires pour contourner la modération du réseau social. « C’est pourquoi nous investissons massivement dans plus de personnes et de meilleures technologies pour rendre Facebook plus sûr pour tout le monde », explique Guy Rosen.


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