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Et si votre prochain smartphone avait un écran Made in France ?

Une startup française, Aledia, veut devenir l’un des leaders du marché des écrans micro-LED.

Aujourd’hui, si vous utilisez un smartphone ou une tablette, il est plus que probable que celui-ci est équipé d’un écran fabriqué en Asie, par des sociétés comme Samsung Display, BOE, ou encore LG. Mais plus tard, il est possible que vous utilisiez des produits électroniques dont les écrans sont fabriqués en France, par la société Aledia.

Créée en 2011, celle-ci convoite le marché des écrans, qui pèse 120 milliards de dollars. Et afin de réussir son pari, Aledia mise sur une nouvelle technologie appelée micro-LED. Comme l’explique le site de la startup française, par rapport aux technologies courtement utilisées, comme les LCD ou les OLED, les écrans micro-LED ont de multiples avantages, selon Aledia : meilleure efficacité énergétique, plus de luminosité (donc, plus adapté à l’extérieur), meilleure qualité des couleurs, plage dynamique plus élevée, et vitesse de commutation d’affichage plus rapide. Le tout, selon l’entreprise, à des coûts compétitifs.

Une technologie de rupture qui pourrait devenir la nouvelle norme pour les écrans ?

Pour le moment, les micro-LED sont encore peu utilisées, par rapport aux OLED et aux LCD. Mais d’ici quelques années, cela pourrait changer. Cette technologie pourrait ainsi débarquer sur les ordinateurs, les télévisions, les smartphones, les objets connectés, mais aussi les casques AR/VR. Certains prédisent même que plus tard, la technologie micro-LED pourrait devenir la nouvelle norme.

Selon un article d’Europe 1, c’est près de Grenoble qu’Aledia a décidé de s’implanter. L’entreprise y construit une usine répartie sur 50 000 m². Et en 2023, elle devrait commencer à produire ses premiers écrans, des « micro-LED 3D ».

Une usine à 500 millions d’euros

Mais devenir un géant des écrans n’est pas une tâche facile, surtout lorsqu’on se trouve en France, et non en Asie. « Pour la technologie des semi-conducteurs, on a vraiment besoin de salles blanches mais comme cette industrie des semi-conducteurs a fui l’Europe depuis un peu plus de 20 ans, il n’y en a plus », explique Nathalie Gambade, la directrice financière d’Aledia, citée par Europe 1.

En plus d’avoir construit ces salles blanches, Aledia doit aussi importer les équipements nécessaires pour fabriquer ses écrans. En tout, la création de l’usine nécessiterait 500 millions d’euros.

En tout cas, Aledia pourrait devenir une fierté européenne. En effet, après la pandémie de COVID-19, les gouvernements sont de plus en plus conscients de la nécessité de produire localement, afin de ne plus dépendre d’autres pays. Et avec cette startup française, l’UE pourrait peser sur le marché des écrans micro-LED.

Pour appel, actuellement, l’Union Européenne a un projet ambitieux pour ne plus dépendre d’autres puissances en matière de semiconducteurs. « C’est une dépendance et une incertitude que nous ne pouvons simplement pas nous permettre », a récemment déclaré Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission Européenne.

L’objectif est de quadrupler la production de puces en Europe d’ici 2030. Sachant que le marché va doubler d’ici là, l’Union Européenne devrait faire passer sa part de marché de 10 % à 20 %. Pour atteindre ce but, un projet de loi est à l’étude : l’European Chips Act.

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