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Facebook préparerait une nouvelle stratégie pour séduire Joe Biden

Des sources internes indiquent que l’entreprise veut coller aux attentes du nouveau président.

Les nuages s’accumulent pour Facebook. La firme de Mark Zuckerberg devrait prochainement faire face à des poursuites antitrust de grande ampleur. Les procureurs généraux de 40 États américains aidés de la Federal Trade Commissions sont effet sur le point de déclencher les hostilités. Les accusations d’atteinte à la concurrence concernent notamment les rachats d’Instagram et de WhatsApp et pourraient bien mener à terme jusqu’au démantèlement de la compagnie.

En parallèle, l’entreprise est aussi sur la défensive alors que démocrates et républicains souhaitent, pour des raisons différentes, réformer l’article 230 de la loi sur la décence des communications. Ce texte permet aux géants du web d’éviter des poursuites pour les publications de leurs utilisateurs et il leur octroie un grande latitude pour la modération des contenus.

Opération séduction sur les vaccins et l’environnement

Pour gérer au mieux ces différentes menaces, mieux vaut être en bon terme avec Joe Biden et c’est justement ce à quoi s’emploie Facebook. Selon le Financial Times qui a pu discuter avec des sources internes, l’entreprise prévoit d’agir concrètement pour s’attirer les bonnes grâces du nouveau président.

La modération de la désinformation liée au covid-19 serait encore plus ferme qu’elle ne l’est actuellement. Facebook envisagerait par ailleurs de mettre une bannière en haut du site pour promouvoir la vaccination auprès de ses utilisateurs une fois que cette dernière aura commencé.

Pour coller davantage à l’agenda démocrate, la plateforme devrait aussi orienter les internautes vers des contenus liés au changement climatique et notamment l’Accord de Paris sur le climat que Joe Biden a promis de rejoindre.

Enfin, Facebook semble beaucoup compter sur son responsable des affaires internationales et de la communication, Nick Clegg. Il connaît bien le nouveau président car il était lui même vice-premier ministre britannique entre 2010 et 2015, lorsque Joe Biden était le vice-président de Barack Obama.

Citée par le quotidien britannique, une employée de la compagnie précise : « Beaucoup de démocrates détestent simplement Facebook en ce moment. Nous savons que Nick Clegg ne va pas nous sauver de cela, mais au moins il nous aidera à être mieux écouté ».

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Par : Facebook, Inc.
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