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Le FBI oblige un suspect à déverrouiller son iPhone avec Face ID

Accusé d’être en possession de pornographie infantile, un suspect a été obligé par le FBI à déverrouiller son iPhone X à l’aide de Face ID. C’est le premier cas public dans lequel les fédéraux ont utilisé cette technologie pour accéder au contenu d’un smartphone Apple.

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FBI iPhone X

Dans une enquête publiée le 30 septembre, Forbes révèle que les autorités américaines ont exploité la technologie Face ID afin d’avoir accès au contenu d’un mobile. En effet, le FBI a débarqué chez Grant Michalski le 10 août, accompagné d’un mandat de perquisition. Résident à Columbus (Ohio) et âgé de 28 ans, celui-ci était suspecté d’envoyer et de posséder de la pornographie infantile. Alors que les fédéraux lui ont demandé de mettre son visage devant son iPhone X afin de le déverrouiller, celui-ci a accepté. Si le mandat comprenait la fouille du domicile et de l’ordinateur, le FBI a donc été en mesure de fouiller le smartphone et les applications de Michalski.

Selon la déposition, l’application de messagerie Kik a été utilisée par le suspect pour discuter de pornographie infantile avec d’autres utilisateurs. De la même façon, Michalski a discuté avec un agent infiltré se faisant passer pour un père de famille qui souhaitait avoir des relations sexuelles avec des enfants. L’accusé a également échangé avec William Weekley, un autre suspect, autour de sujets similaires comprenant également les relations sexuelles et l’inceste avec des mineurs.

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Cellebrite et Grayshift, deux sociétés auxquelles le FBI fait appel

Si ce procédé a finalement porté ses fruits tout en étant considéré comme légal, des inquiétudes portant sur les potentielles dérives de cette technique subsistent. Pour sa part, l’agent spécial du FBI David Knighta indiqué qu’il savait que le service de police de Columbus et le bureau d’enquête de l’Ohio avaient accès à des « dispositifs technologiques capables d’obtenir des extractions [de données] d’iPhone verrouillés sans le mot de passe ». Nul doute que l’enquêteur évoque les deux entreprises dont l’on évoque le nom depuis quelques années désormais : Cellebrite et Grayshift.

Pour sa part, Grayshift a signé un contrat de 484 000 dollars avec les services secrets. Un contrat similaire de 384 000 dollars avait déjà été signé avec l’Immigration Customs Enforcement (ICE) dans le passé. Pour rappel, l’entreprise vend un logiciel du nom de GrayKey, un outil proposé entre 15 000 et 30 000 dollars qui permet d’accéder aux données comprises dans un mobile dont les autorités n’ont pas le mot de passe.

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Quant à la société israélienne d’extraction de données Cellebrite, elle aurait été rémunérée à hauteur de 780 000 dollars au mois de septembre. Lorsqu’Apple a refusé l’accès au mobile d’un suspect en 2016, suite à la fusillade de San Bernardino, les autorités se seraient tournées vers un autre moyen. Si elles n’ont pas expliqué comment elle avait accédé au contenu de l’iPhone 5C, deux pistes évoquent l’aide d’une communauté de hackers ou l’appel à une entreprise privée, Cellebrite.

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