Mauvaise nouvelle en vue pour les retraités français. Selon Le Monde, le gouvernement envisage en effet de geler la pension de base des retraités qui touchent au moins 2 034 euros par mois. Ce seuil figure, à ce stade, dans la version préparatoire du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Le texte a été transmis au Conseil d’État. L’objectif est clair. Il s’agit de réaliser des économies, alors que le déficit public pourrait atteindre 5,4 % du PIB cette année.
Le seuil s’appliquerait à l’ensemble des pensions perçues, régime général et complémentaires. Mais seule la retraite de base serait gelée. Les retraités sous 1 260 euros verraient quant à eux leur pension suivre l’inflation. Entre 1 260 et 2 034 euros, elle progresserait moins vite que les prix. Un coefficient serait fixé par décret.
D’après nos confrères, les ministères concernés assurent que rien n’est arbitré. Le ministère du Travail juge les textes « pas encore finement écrits ni arbitrés ». Reste à savoir si la mesure passera tant elle est massivement rejetée par les Français. En 2025, Sébastien Lecornu avait renoncé à un dispositif proche, face aux députés. En 2024, une mesure similaire a contribué à la chute de Michel Barnier. Le projet doit être présenté début octobre.
Une bonne nouvelle pour les femmes
Pour rappel, un dispositif qui est intégré à la dernière loi de financement de la Sécurité sociale change les règles de calcul des pensions de retraite. En clair, cela concerne le salaire annuel moyen (SAM) qui est pris en compte lorsque l’on établit le montant de la pension.
En temps normal, la retraite est calculée en tenant compte du salaire annuel moyen perçu au cours des 25 meilleures années de carrière. Suite à la réforme, le SAM des mères est calculé en prenant en compte les 24 meilleures années pour les femmes qui ont eu un enfant, et des 23 meilleures années pour celles qui ont eu deux enfants ou plus.
Toutes les professions sont concernées qu’il s’agisse des salariées, agricultrices, dirigeantes d’entreprises ou commerçantes. Il en va de même pour les femmes fonctionnaires qui ont accouché après 2003 comme le détaillent nos Droits-finances :
Contrairement à celles ayant accouché avant cette date – qui bénéficient de 4 trimestres par enfant et d’une bonification d’un an de durée de service – ces mères ne bénéficient que de deux trimestres par enfant sans bonification de durée de service. La réforme prévoit désormais d’intégrer l’un des deux trimestres dans cette durée.
Attention toutefois, et c’est un détail qui a son importance : la mesure ne concerne que les femmes qui sont parties à la retraite à partir du 1er septembre 2026.
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