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Mobilités Urbaines

Plus besoin de smartphone pour commander un Uber

Uber teste une nouvelle installation dans l’aéroport Pearson de Toronto. Des bornes remplacent votre smartphone pour commander une course.

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Uber borne libre service
© Uber / Jon Kantrowitz

A la sortie de l’aéroport, outre les taxis et les voitures de location, Uber fait partie des principales solutions pour rejoindre sa destination finale. Pourtant, il peut nous arriver de manquer de batterie après un vol de plusieurs heures. Or le service de transport possède une plateforme entièrement numérisée, et il n’est pas possible de commander une course autrement qu’avec l’application mobile.

A l’aéroport Pearson de Toronto, au Canada, cette potentielle mésaventure appartiendra désormais au passé. Le géant de la mobilité expérimente une nouvelle installation : plusieurs bornes interactives permettant de commander une course directement à l’aéroport, et sans l’aide de son téléphone.

A Toronto, plus besoin de smartphone pour commander un Uber

Il ne s’agit pour l’heure que d’une expérimentation. Cependant, celle-ci est illustrative d’un rêve encore limité : les géants du numérique ont encore à gagner avec des infrastructures et du personnel. L’entière numérisation du fonctionnement d’Uber – que ce soit avec son service de mobilité ou son service de livraison de repas – oblige aujourd’hui à posséder un téléphone sur soi, avec une autonomie de batterie, et de disposer d’une connexion internet.

Avec de telles conditions, il n’est pas sûr que la perte de clients puisse justifier l’absence d’investissement dans du mobilier – dans les aéroports par exemple –, et Uber semble l’avoir enfin compris. Désormais, taxis et agences de voitures de location auront une nouvelle concurrence. A Toronto, Uber a installé plusieurs bornes permettant de commander une course en indiquant via des bornes et des écrans d’iPad Air notre destination souhaitée. Chaque borne possède un lecteur de carte, et l’arrêt des coursiers se trouve à proximité.

Une expérimentation amenée à se déployer ?

Cela fait maintenant deux semaines que l’expérimentation d’Uber à Toronto a débuté. Du personnel est présent sur place afin de renseigner les clients ne connaissant pas le service, ou ayant besoin d’aide.

Au sujet d’une potentielle démocratisation de l’installation, Uber n’a pour l’heure donné aucune information. L’entreprise devrait encore tester la méthode quelque temps afin de voir si l’investissement lui est économiquement rentable, dans le cadre d’un déploiement à plus grande échelle.

Pour rappel, Uber doit actuellement faire face à une santé économique en berne. Ses pertes s’élèvent à plus de 5,2 milliards de dollars au second trimestre de l’année, dont la rémunération aux salariés après son entrée en bourse sont en grande partie responsable. Mais en déduisant son IPO à Wall Street, Uber continue d’accuser plus d’1,3 milliards de dollars plongeant la société dans le rouge. Avec son actuelle expérimentation, il est intéressant de voir comment l’entreprise, malgré ses dépenses très maîtrisées avec un nombre d’infrastructures très faibles, doit se contraindre à imiter ses initiaux concurrents « de l’ancien monde ». A suivre donc.

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