Le harcèlement scolaire a toujours existé, mais les drames sont plus nombreux que jamais. L’actualité est régulièrement marquée par l’annonce d’adolescents ayant mis fin à leurs jours après avoir subi des moqueries, brimades et autres injures dans leurs établissements scolaires. C’est le cas de Nicolas, Lindsay, Lucas ou encore Céleste. Aujourd’hui, beaucoup de parents s’interrogent sur le fait d’équiper leur enfant entrant au collègue d’un smartphone. Effectivement, l’omniprésence des réseaux sociaux n’arrange rien pour les victimes. Le harcèlement les suit jusqu’au sein de leur foyer.
Le gouvernement doit agir. Dans ce sens, le ministre de l’Éducation nationale Gabriel Attal et la Première ministre Elisabeth Borne présentent aujourd’hui leur plan anti-harcèlement. Outre une sensibilisation accrue, le gouvernement entend bien prendre des mesures. Le but est, évidemment, de mettre un terme au harcèlement scolaire.
Lutte contre le harcèlement scolaire, priorité absolue du gouvernement
Alors que Jean-Noël Barrot, ministre chargé de la Transition numérique et des Télécommunications, travaille à la mise en place d’un module de sensibilisation et d’un passeport numérique, le gouvernement veut fortement s’inspirer de la méthode danoise pour lutter contre le harcèlement scolaire. Depuis des années, le Danemark est l’un des pays d’Europe où le harcèlement dans les établissements scolaires est le plus bas. Plusieurs crèches et écoles maternelles de la région parisienne ont vu naître des communautés bienveillantes d’enfants, suivant la méthode “Fri For Mobberi”. Cela signifie littéralement “libéré du harcèlement”.
Si la sensibilisation est une étape importante, Gabriel Attal veut faire plus que cela. Le gouvernement veut lancer des brigades anti-harcèlement constituées de psychologues, mais aussi de professeurs formés à cette problématique. Mais pour éradiquer le harcèlement scolaire, il faut sévir. Ainsi, le plan anti-harcèlement du gouvernement s’articule autour de 3 axes : la prévention, la détection et la réaction.
Des mesures existent déjà pour sanctionner l’élève harceleur. Il pourrait être changé d’école et le harcèlement peut être puni jusqu’à 10 ans de prison et 150 000 euros d’amende en cas de suicide ou de tentative de suicide de la victime.
Aujourd’hui, le ministre de l’Éducation nationale veut aussi bannir le bourreau des réseaux sociaux pendant six mois (un an s’il est question de récidive), mais aussi instaurer un couvre-feu numérique. Les auteurs de harcèlement pourront également voir leur portable confisqué. Ce sont, du moins, les initiatives évoquées par le gouvernement. Ces mesures seraient mises en place avant la décision, ce qui rendrait leur application assez compliquée. Ce plan anti-harcèlement sera présenté cet après-midi, à 16h30.
- Le gouvernement présentera son plan anti-harcèlement ce mercredi 27 septembre 2023 à 16h30
- Ce plan sera basé sur 3 axes : prévention, détection et réaction
- Les élèves harceleurs pourront voir leur smartphone confisqué mais subir également un couvre-feu numérique
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Il n’y a pas un petit soucis pour que l’éduction nationale se réduise à du harcellement et des robes trop large ?
ça ne va pas arranger notre classement PISA …