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“Il sabote X lui-même, puis nous accuse” : les annonceurs à bout de nerfs contre-attaquent Elon Musk

Une affaire judiciaire de plus pour l’ex-Twitter.

Les annonceurs contre-attaquent. Un groupe traduit en justice par Elon Musk souhaite faire annuler une plainte à leur égard. Ils sont accusés d’avoir délibérément boycotté X, anciennement Twitter.

Une plainte pour « boycott systématique et illégal »

« Nous avons essayé d’être gentils pendant 2 ans et nous n’avons reçu que des paroles en l’air. Maintenant, c’est la guerre ! », martelait l’homme le plus riche au monde lors de son dépôt de plainte, en août 2024. Selon lui, l’Alliance mondiale pour les médias responsables (GARM), entité qui fixe, entre autres, des standards pour les catégories de contenu nuisible, s’est organisée pour faire perdre un maximum d’argent à X.

Rattachée à la Fédération mondiale des annonceurs, la GARM, qui a été dissoute depuis en raison d’un manque de moyens pour se défendre dans cette affaire, comptait des géants comme Mars, Lego, Nestlé et Shell parmi ses membres. De son côté, le réseau social cherche à obtenir le versement de dommages et intérêts.

Cette plainte a fait suite aux vagues de départ d’annonceurs suite au rachat par Elon Musk. L’entrepreneur a en effet opéré des changements drastiques en interne, en se séparant, entre autres, de la majorité des équipes chargées de la modération. Résultat, de nombreuses publicités se sont retrouvées aux côtés de contenus problématiques, risquant de considérablement affecter leur image de marque. Beaucoup ont pris une décision catégorique en arrêtant tout bonnement de diffuser leurs annonces sur X.

Une situation que Musk n’a pas supporté, le patron de Tesla ayant même été jusqu’à insulter Bob Iger, le PDG de Disney. Pour sa part, la PDG de X, Linda Yaccarino, a dénoncé un « boycott systématique et illégal ».

Musk X Twitter
© Adeel Ahmed photos / Shutterstock.com

Droit à la liberté d’expression

Ce mercredi 15 mai, la Fédération mondiale des annonceurs, ainsi que les anciens membres de la GARM, ont déposé un recours avec l’objectif de faire abroger ces poursuites judiciaires. Ils dénoncent, entre autres, « une tentative d’utiliser le tribunal pour regagner les affaires que X a perdues sur le marché libre lorsqu’il a perturbé ses propres activités et aliéné un grand nombre de ses clients ».

« Aucun des documents d’adhésion ne fait référence à des boycotts, à l’exclusion de concurrents ou à la divulgation d’informations sensibles du point de vue de la concurrence », assurent-ils, alors qu’Elon Musk les accusait également d’avoir « utilisé d’autres tactiques indirectes pour cibler des plateformes, des créateurs de contenu et des organismes d’information défavorisés dans le but de démonétiser et, en fait, de limiter certains choix pour les consommateurs ».

Ils estiment, en outre, que même si les annonceurs avaient choisi de se tenir à l’écart de X pour des raisons politiques, cette décision serait protégée par le premier amendement en tant qu’acte de liberté d’expression et ne relèverait pas de la législation antitrust.

À noter que ces dernières semaines, plusieurs marques ont fait leur grand retour sur X, une tendance qui découle directement de l’élection de Donald Trump à la Maison-Blanche.

  • Un groupe d’annonceurs s’en remet à la justice pour faire annuler une plainte d’Elon Musk à son égard.
  • X assure que leur départ de la plateforme constitue un « boycott systématique et illégal ».
  • Ils réfutent les accusations de la plateforme, et font valoir leur droit à la liberté d’expression.

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Par : Twitter, Inc.
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